Tron-le film

Du Tron, c’est si bon

Le contexte en 1982

Tron voit le jour sous la férule des studios Disney qui acceptent de porter le projet à son terme et croient fermement à l’époque en un véritable succès du métrage au box office. Disney, après l’échec du Trou noir, est toujours en recherche de thèmes porteurs en matière de film de science-fiction, genre de prédilection des grands studios depuis le raz de marée Star Wars et toute la vague des films Space opéra qui suivirent.

Mais pas de chance une nouvelle fois pour les pontes du studio car ils en furent pour leur frais lors de la sortie en salle du film, jugé comme trop expérimental en 1982.

C’est seulement quelques années plus tard qu’il connaitra une seconde vie en vidéo par l’entremise de passionnés d’informatique, férus de jeu vidéo au point de l’élever contre toute attente au rang de film culte dans les années 90. Il devient alors aux cotés de titres comme The Last starfighter, Toy Story premier du nom ou le Cobaye, le maître étalon de cette nouvelle génération de « cyberfilms » dont les premiers geekspersonne passionnée, voire obsédée dans un domaine, tel que l'informatique, la science-fiction, les nouvelles technologies, les jeux vidéos... se repaissent. Le papa de Tron, Steven Lisberger passionné d’informatique ne l’avait pas vu venir, son film devint vite incontournable et, à mesure que l’informatique évoluait, visible également pour un public de profanes. En tant que pionnier du genre, il marquera toute une génération d’adolescents fascinés par les mondes virtuels et le cyberespaceEspace virtuel ouvert défini comme l'ensemble des ordinateurs ou réseaux reliés à internet dans lequel on peut évoluer grâce à des logiciels de navigation multimédia si cher à l’écrivain de science-fiction William Gibson, adolescents qui enfanteront dans les années 2000 la trilogie Matrix (frères Wachowski). Expérience filmique unique, à mi chemin entre le jeu vidéo et le film d’animation, son empreinte digitale transparaît aujourd’hui encore dans nombre de films de synthèse.

A l’époque de sa sortie, l’exploit était sans équivalent. En effet, Tron sera le premier long métrage à utiliser l’imagerie informatique de manière intensive, non seulement comme un élément d’effets spéciaux comme dans Mondwest (1973) ou Star Wars (1977) mais pour concevoir un monde entièrement virtuel.

A la fois, véritable vitrine technologique et œuvre visionnaire il permit à son auteur de réaliser une ambition de longue date : transposer un récit d’animation dans le monde informatique par la magie des premières images de synthèse.

D’un point de vue graphique et artistique (avec la participation active des artistes Syd Mead et de Jean Giraud alias Moebius), il demeure une réussite indéniable (mélange subtil d’éléments générés par ordinateur, de techniques d’éclairages innovantes et de matte-paintingprocédé cinématographique qui utilise la peinture sur verre qui se substitue au décor ou à une partie des décors. Le procédé peut être numérique). Sa suite en 3D prévue pour février 2011 risque de mettre une nouvelle fois tout le monde d’accord… la magie de la découverte du monde numérique en moins.

Une bande son aux accents synthétiques

En 1982, les studios Disney s’intéressent à la compositrice avant-gardiste  Wendy Carlos et lui commandent une musique orientée science-fiction. En élaborant la bande originale de Tron remplie de gimmickscellules reconnaissables de quelques notes de musique électroniques (bleepsson électronique bref. Qualifie un genre musical de house au début des années 90, séquences arpégées, effet de vocodeurdispositif électronique qui fabrique un son synthétique à partir de la voix ou d'un autre son et autres bruitages) , elle  sera  une des toutes premières musiciennes à mélanger orchestre symphonique et synthétiseurs ; des expérimentations sonores qui feront merveille avec les images mi-réelles, mi-synthétiques du film. Pour y parvenir (création des effets spéciaux et atmosphères synthétiques adéquates), elle fera un usage intensif  de son instrument fétiche : le synthétiseur modulaire Moog, instrument analogique de légende sur lequel elle composa en 1968 une interprétation célèbre de Bach (au synthétiseur) et la non moins fameuse bande originale du film de 1971 Orange mécanique de Stanley Kubrick.

Flash required

L’histoire d’un mec au sein du Grid (la grille de jeu)

Tron met en scène les démêlées d’un jeune et talentueux ingénieur en proie à sa propre Némésis : son programme.

Kevin Flynn est un programmeur de génie au sein de la société informatique ENCOM et dont le succès ne se dément pas. Concepteur de jeux d’arcade, il est à l’origine du fameux Space Paranoids qui apparaît dès les premières images du film et passionne les foules.

Malheureusement pour lui, son bonheur n’est que de courte durée quand il réalise qu’il se fait piller ses programmes par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Kevin tente alors de pénétrer  dans l’ordinateur principal de ENCOM à la recherche de preuves, à l’aide de son programme CLU. Mais entre temps, le système est passé sous le contrôle d’un des programmes d’Ed, le Maître contrôle principal ou MCP (Master Control Program en vo), un ancien programme d’échecs perverti et devenu le gourou de ce cybermonde.

CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin avec l’aide d’anciens collègues Lora et Alan s’introduit dans l’entreprise afin d’avoir accès de l’intérieur aux informations qui lui rendraient la paternité de ses créations. Le MCP prend alors le contrôle d’un laser et dématérialise Kevin pour le transformer à son tour en programme. Au sein de ce monde informatique, les programmes ont l’apparence de leur concepteur et les utilisateurs sont des dieux.

Capturé par les programmes à la solde du MCP, Kevin tente de survivre au sein du Grid (la grille de jeu) en participant à différents jeux mortels et dont la difficulté augmente à mesure que l’on gagne : le combat de disques sur plateformes suspendues, la course de moto lumière n’utilisant que des angles droits et délimitée par une arène, ou bien encore le combat de tanks sous un déluge de tirs aériens émanant des hélicoptères-vaisseaux au look si singulier de Space Paranoids.

Étant le créateur de ces derniers, Kevin réussit à s’échapper et se lance dans une tentative désespéré de sauver le système des mains du MCP…

Un montage vidéo contemporain réalisé à partir des plus belles séquence du film par un fan.

Tron Modern Trailer from chris drew on Vimeo.

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