Trailblazer

Tapie dans l’espace, une balle rebondie…


Trailblazer est un titre désormais classique qui demande au joueur de diriger une boule le long d’une série de passages en suspension. Édité à l’origine par Gremlin graphics pour le ZX Spectrum, le Commodore 6, l’Atari 8 bit et l’Amstrad CPC en 1986 , il a ensuite été porté dans sa forme originale sur la génération 16 bits : Atari ST et Amiga. Il revint en 2005 sur la console portable Gizmondo chez l’éditeur Gremlin Interativex. La version Amstrad CPC est très réussie malgré ses « gros pixelsplus petite particule composant une image numérique, de forme rectangulaire et de couleur« . La version Commodore 64 est un peu plus fine graphiquement. La version Atari ST est encore plus détaillée et plus fluide mais pas forcement plus belle d’un point de vue esthétique. A cette période, le charme n’opérait plus vraiment car ce jeu était fait pour tourner initialement sur micro-ordinateur 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming. A noter que sur Commodore 64 et Atari ST, il est possible d’y jouer à deux sur écran partagé, une option non négligeable qui en renforce l’intérêt.

Une suite intitulée « Cosmic Causeway : Trailblazer 2 » sortit en 1987 mais connut peu de succès du fait de sa grande similitude avec la première mouture et surtout du manque flagrant de l’option deux joueurs en simultané. Il existe également une version flash et gratuite non officielle de l’original et quelque peu remaniée :

Trailblazer en flash

Le concept

Trailblazer est un jeu de course/réflexes en 3D perspective qui met les nerfs à dure épreuve : vous pilotez un ballon (ou une boule si vous préférez) sur un tapis roulant type escalator, piégé (plein de trous), perdu au beau milieu de l’espace tout en devant éviter de tomber dans le vide intersidéral. Votre ballon peut accélérer ou freiner, aller à gauche et à droite, et aussi sauter. Le jeu se déroule en temps limité, les courses sont très brèves et durent généralement entre 15 et 45 secondes. Le défilement est très rapide et l’écran est rempli d’obstacles vicieux : trous, ralentisseurs, cases qui vous font rebondir… Chaque couleur de case a une caractéristique propre. A vous d’arriver au bout du parcours (il y en a 14 différents) avant la fin du chrono. Vous pouvez bouger librement dans toutes les directions, contrôler l’accélération et sauter, cette dernière possibilité étant limitée à un certain nombre de fois par niveau. A vous d’éviter les obstacles pour parvenir au bout du circuit avant la fin du temps imparti.

Ce jeu est mythique ! Un concept simple et limité : faire rebondir une balle sur un tapis roulant semé d’obstacles divers et variés (un peu dans le style de Métro cross, mais avec une vue de derrière) et pourtant… Le jeu est accrocheur et l’on se plaît à rester scotché des heures à apprendre les tapis par cœur… Seule façon, il est vrai, d’aller au bout car même pour l’époque, la vitesse de défilement du tapis est hallucinante en dépit d’une distance d’affichage (profondeur de champs) un peu courte. L’idéal pour aller le plus loin possible est d’apprendre les parcours par cœur afin d’anticiper les actions. Ce jeu se révèle très prenant car simple d’accès et demandant beaucoup de concentration. En effet, il faut savoir doser sa vitesse et prendre des risque mesurés pour arriver à temps au bout de chaque parcours.

Une réalisation simple mais efficace

La réalisation est propre : animation rapide (tapis coloré avec effet de rouleau), sans ralentissements aucun mais avec peu d’éléments présents à l’écran, bon contrôle de la balle… le tout dans des décors très sobres (l’espace !). Trailblazer est un jeu fluide, maniable mais difficile (dû aux fameuses trappes).

Et la musique maestro ?

La musique en arrière-plan correspond au gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... dans un genre electronica mais reste plutôt simple et conforme au standard de l’époque, à savoir une petite ritournelle un peu lassante à la longue.

Sur Commodore 64, le morceau s’appelle « Alchemy » et est très efficace, à la manière du thème du jeu Commando pour les connaisseurs. Le morceau comporte beaucoup de solo de batterie et de piano avec pour ligne directrice une séquence de basse bien « punchy ». Les bruitages quant à eux sont limités au strict minimum.

Flash required

En bref

Trailblazer est un bon petit jeu sympa, simple, accrocheur, addictif au possible et qui fût bien accueilli à l’époque. Un très bon souvenir ! Pour ma part je trouve que c’est un must-have à posséder dans toute bonne logithèque 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming.

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