ToeJam and Earl

les rappeurs de l’espace


Sorti en 1991 sur Sega Megadrive et développé par Johnson Voorsanger Productions, ToeJam & Earl combine des caractéristiques du jeu d’action, de réflexion et de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis, mais il est difficile de lui coller une étiquette…

Deux extraterrestres échouent sur notre planète et doivent retrouver les morceaux épars de leur vaisseau sur 21 niveaux que seul un ascenseur relie entre eux. Seulement voilà, l’emplacement de l’ascenseur n’est pas connu, la carte de chaque niveau se dévoile en l’explorant et des ennemis  assaillent les deux aliens les plus cools du monde. Bienvenue dans une aventure qui ne manque pas de peps !

En vue de 3/4 par le haut, le joueur guide l’un ou l’autre de nos compères sur une terre pleine de pièges et peuplée d’êtres dangereux (Pères Noël fous, hamsters dans une boule, diablotins, vahinés ensorcelantes). Le jeu est une mine d’humour, des dialogues aux personnages principaux, en passant par les ennemis ridicules,  les démarches et les cadeaux loufoques. Ces cadeaux sont répartis dans les niveaux et cachent au joueur leur contenu qui peut être un malus tout comme un bonus. C’est aussi la seule façon de se défendre contre les ennemis, car les deux extraterrestres sont plutôt pacifiques !

Chaque niveau est physiquement sous le suivant, comme les étages d’un immeuble (cf. l’ascenseur). Si on tombe dans le vide à un étage, on tombe sur celui du dessous voire encore en dessous s’il n’y a pas de correspondance avec le sol de l’étage. On peut finir par retrouver le rez-de-chaussée !

Flash required

Les graphismes, sans être très recherchés, sont agréables (on commande ce qui ressemble à une saucisse mutante et un ballon de baudruche…) avec des couleurs qui attaquent les yeux ! Les alliances de tons sont osées et relèvent du mouvement funk début 1990. Les commandes ne sont pas compliquées, on peut juste reprocher une certaine lenteur dans les déplacements, mais un cadeau y pallie (les baskets).

Le point fort du jeu réside dans sa bande son. John Baker a composé quelques pépites rap et funk qui s’écoutent agréablement et accompagnent nos deux rappeurs dans leur périple. Le rythme est très dansant, on entend même des scratchs par moment ! Les effets de percussion sont omniprésents et accompagne le timbre métallique du processeur.

Mission accomplie pour ToeJam & Earl, on passe un vrai bon moment où le fun est de rigueur et où on ne se prend pas au sérieux ! Le jeu a connu deux suites, qui ne reprennent pas le concept de base.

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