Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call

Une affaire de fans

C’est bien connu, la musique entraîne, favorise et exacerbe les sentiments. Elle sert notamment depuis des centaines d’années à préparer les troupes militaires grâce aux harmonies ou fanfares, et force tambours. Alors, armez-vous de votre stylet mitrailleur et préparez-vous à motiver vos troupes lors de joutes endiablées, puis accompagnez-les en visitant vos campagnes, villes et mondes parallèles en rythmant les pas de vos fantassins. Et un conseil, équipez vous de soutiens sonores de type écouteur si vous ne voulez pas tomber sur le champ (chant ?) de bataille.

Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call est un jeu de musique et de rythme édité en 2014 sur Nintendo 3DS  par Square Enix (of course !). Derrière ce titre à rallonge se cache la suite de Theatrhythm Final Fantasy premier du nom édité en 2012 (on sent l’originalité dans les titres). Tout comme le premier épisode, il propose de taper et de glisser le stylet sur sa 3DS en se synchronisant avec les musiques de la série Final Fantasy, un jeu donc d’oreille mais aussi de finesse et d’exactitude.

Il faut être clair, Theatrhythm Final Fantasy : Curtain Call s’adresse de prime abord principalement aux fans de la série. Et pourtant, ce serait passer à côté d’un jeu de qualité proposant de belles musiques selon un gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... à la Elite beat agents.

Vous dirigez une équipe de quatre personnages issus des épisodes de la série Final Fantasy, le but est de finir des stages en collant le plus possible à la musique. Pour vous aider, un curseur en forme de cercle se déplace (selon les niveaux) et lorsqu’il croise d’autres cercles, à vous de jouer du stylet. Attention, il faut coller au plus près, c’est-à-dire au dixième de seconde. Selon votre performance, un barème vous est attribué : miss (manqué), bad (mauvais), good (bon), great (super), critical (critique). Miss et bad font baisser la barre de vie de vos personnages, critical est la synchronisation parfaite.

Il y a trois façons de réagir :

  • un rond rouge : il faut taper
  • un rond vert suivi d’une ligne : il faut taper et rester appuyé sur la ligne
  • une rond doré avec une flèche à l’intérieur : il faut glisser le stylet dans le sens de la flèche

Ce sont pas moins de 223 musiques qu’il va falloir interpréter, réparties en 3 groupes : FMS (field music sequence), BMS (battle music sequence) et EMS (event music sequence). Chaque musique a trois niveaux de difficulté (basic, expert, ultimate). Donc, si vous calculez bien, c’est donc 669 niveaux qu’il va falloir finir (tout en sachant qu’un bon nombre seront retors). Ce chiffre fait une grande différence avec celui du nombre de stages présents sur le premier opus. Dans les stages FMS (ayant une musique calme propice à la promenade), vos personnages doivent avancer jusqu’à la fin, le curseur n’est pas statique et se balade de haut en bas, à vous de bien le suivre. Dans les stages BMS (ayant une musique rythmée propice au combat), vos personnages s’alignent à la manière d’un Final Fantasy old school et combattent des monstres de leur univers, les actions sont donc réparties sur 4 lignes. Dans les stages EMS (généralement des musiques d’introduction), on regarde une cinématiquephase non jouable qui met en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse, le curseur suit une ligne qui se balade dans tout l’écran. Dans cet opus, les EMS sont beaucoup moins nombreux que le nombre de Final Fantasy.

On retrouve bien évidemment les fameux chocobos qui ont un rôle important (coursier et invocationpouvoir permettant de faire apparaître des créatures mythiques ou des divinités pendant un combat, celles-ci aidant le joueur grâce à des capacités spéciales. Caractéristique de la série Final Fantasy entre autres), mais ce sont aussi 60 personnages qui sont à débloquer, tous issus de la série, et ayant chacun des caractéristiques et pouvoirs bien à eux.

D’autres modes se rajoutent au mode de base (music stage), les quest medleys qui sont des quêtes de plusieurs niveaux enchaînés et permettant de récupérer certains bonus exclusifs, et surtout le mode versus qui permet de se mesurer à toute la planète, un mode très abouti, avec force malus, qui manquait dans la version précédente du jeu. A ceci se rajoute un mode Museum, qui permet d’écouter les musiques, voir les cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse, lire un historique des personnages et des monstres, …

Si le jeu permet de courtes parties sympathiques pour les casual gamerjoueur occasionnel de jeu vidéo, opposé à hardcore gamer., il ne faut pas vous y tromper. Certains modes et difficultés demandent une grande concentration et une ténacité dignes des plus grands hardcore gamergros consommateur de jeu vidéo qui finit à 100% le jeu, passe énormément de temps dessus et est expérimenté !

Voici les jeux vidéos dont sont issues les musiques :

  • Final Fantasy I
  • Final Fantasy II
  • Final Fantasy III
  • Final Fantasy IV
  • Final Fantasy V
  • Final Fantasy VI
  • Final Fantasy VII
  • Final Fantasy VIII
  • Final Fantasy IX
  • Final Fantasy X
  • Final Fantasy XI
  • Final Fantasy XII
  • Final Fantasy XIII
  • Final Fantasy XIV
  • Final Fantasy Mystic quest
  • Final Fantasy tactics
  • Final Fantasy X-2
  • Final Fantasy Crystal chronicles
  • Final Fantasy VII : Advent children
  • Crisis core : Final Fantasy VII
  • Final Fantasy Fables : Chocobo’s dungeon
  • Dissidia Final Fantasy
  • Dissidia 012 (duodecim) : Final Fantasy
  • Final Fantasy type-0
  • Final Fantasy XIII-2
  • Lightning returns : Final Fantasy
  • Final Fantasy series

et en DLC, on ratisse plus large que la seule série :

  • Romancing saga
  • Romancing saga 2
  • Romancing saga 3
  • Last order : Final Fantasy VII
  • Bravely default
Flash required

Parmi les compositeurs, nous trouvons l’incontournable Nobuo Uematsu (Final Fantasy I à X, Final Fantasy VII : Advent children), Masashi Hamauzu (Final fantasy X, XIII, XIII-2, Final fantasy Fables : Chocobo Dungeon, Lightning returns : Final Fantasy), Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Final fantasy Tactics), Noriko Matsueda (Final fantasy X-2), Masayoshi Soken (Final Fantasy XIV), Kenji Ito (Mystic legend, Romancing saga 1 à 3), Masaharu Iwata (Final fantasy Tactics), Kumi Tanioka (Final Fantasy Crystal chronicles), Takeharu Ishimoto (Crisis core : Final Fantasy VII, Dissidia Final Fantasy, Dissidia 012 (duodecim) : Final Fantasy, Final Fantasy type-0, Last order : Final Fantasy VII). La crème des compositeurs japonais en quelque sorte, avec de la 8bit musicstyle de musique électronique inspirée, et généralement réalisée, par les consoles de jeu des années 80 ayant une architecture 8bit. Cette musique reflète les sons d'une technologie souvent considérée comme primitive ou datée, comme la Gameboy ou des synthétiseurs fait maison datant de 1987 pour le premier FF, de la Jpopabréviation pour la musique pop japonaise, influencée par la musique occidentale, de la musique symphonique, des chœurs, des marches militaires, du rock progressif, de la bossa nova, de la techno, …

Voilà un bon spin-offsérie dérivée d'une autre dans laquelle on reprend soit les personnages, soit l'univers de la première de la plus fameuse série de RPGRole Playing game, jeu vidéo utilisant les principes du jeu de rôle japonais.

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