Super sprint

Bolides en liberté !

Super Sprint, dans la continuité du mythe

Super sprint ! Un jeu de course mythique qui offre la possibilité de participer à des parties endiablées à trois sur son ordinateur ou sur borne d’arcade : du combat, du sang et des injures… Que de souvenirs… encore bien présents !

Super Sprint (sorti en avril 1986) est une évolution de Sprint 2, lui-même séquelle du jeu éponyme. Rappelons au passage qu’il s’agit là d’une filiation directe avec la série des bornes d’arcade Sprint d’Atari et de Keegames. On retrouve bien le principe d’une course automobile en vue du dessus. Cette fois, la surenchère ne se fait plus par le nombre de joueurs mais plutôt par une évolution technique dans la continuité jugez plutôt  : passage à l’écran couleur, aux graphismes soignés, épurés et aux bonus que l’on ramasse afin d’améliorer son véhicule. Techniquement, le jeu est purement minimaliste : pas de scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur, les spritesélément graphique d'un jeu en 2D, qui peut être animé et est différent du décor sont minuscules, nous sommes bien loin des jeux de course en pseudo 3D tels Outrun ou  Chase Hq sortis à cette même époque et qui fourmillaient d’énormes objets zoomés et autres effets spéciaux visuels… Non, la force de Super Sprint réside ailleurs : dans sa jouabilité. En effet, la voiture est d’une maniabilité exemplaire et en moins de 2 minutes on apprend à la manipuler : il n’y a donc pas de temps d’adaptation necessaire, la prise en main est immédiate. De plus, le jeu est jouable à 3 pour des parties entre amis particulièrement animées !

Un peu de technique

Super Sprint a été adapté sur de nombreux supports entre 1986 et 1989 (Atari ST, Commodore64, ZX Spectrum, Amstrad CPC, NES), sans compter les versions « remix » faites entre 2003 et 2005 sur PC, Playstation, Playstation2, Gamecube, XBox et Gameboy Advance. Super Sprint est programmé par Robert Weatherby et Kelly Turner. Les graphismes et l’animation sont du ressort de Will Noble, Kris Moser et Sam Comstock ; la partie audio revient à Hal Canon. Le jeu utilise le System 2 d’Atari ayant accueilli des titres comme Paperboy, Indiana Jones ou encore Marble Madness : un écran de 256 couleurs pour une résolution de 512 x 384 pixelsplus petite particule composant une image numérique, de forme rectangulaire et de couleur, avec deux processeurs (le T11 et le vénérable M6502) et deux chipsetsensembles de puces, circuit électronique permettant au processeur de travailler avec les autres composants tels que la carte mère, la carte graphique,... audio (un YM2151 et deux POKEY). Exit le levier de vitesses, on passe cette fois aux contrôles simplifiés : juste un volant et une pédale d’accélération par joueur.

Le jeu ne compte que huit circuits ce qui peut sembler un peu léger mais une fois que l’on en a fait le tour (sans jeu de mots), on reprend la course sur ces mêmes circuits, augmentés de nouveaux obstacles. En fonction de la piste que vous choisissez au départ, indiquant le niveaux de difficulté (facile, moyen ou difficile), vous obtenez un certain nombre de clés, lesquelles s’avèrent essentiels pour le tuning des véhicules : grande innovation du jeu avec l’apparition à chaque fin de course du garage afin d’améliorer les capacités de son bolide. Autre singularité du jeu, on ne court plus pendant un temps défini , il s’agit ici d’arriver à être le premier à boucler 4 tours sur chaque tracé. Le jeu, d’après sa fiche technique, se termine quand on atteint la piste 85, qui déverrouille le bonus « Super Speedway ».

F1 quand tu nous tiens

Que nous proposent ces pistes ? Bien évidemment, des tracés plus ou moins dangereux. Des virages plus ou moins serrés. Des croisements qui risquent de vous faire percuter des adversaires. Pas de risque d’ennui ! On note qu’il y a parfois des virages relevés qui augmentent notablement l’adhérence de la voiture lors du virage , permettant de le prendre à fond sans risquer de percuter la rambarde. C’est un avantage mais il faut l’anticiper, ou vous risquez de faire un demi-tour. Certaines pistes offrent des portes qui s’ouvrent par moments, permettant d’emprunter le raccourci ainsi créé. Attention cependant à ne pas se retrouver broyé lorsqu’elles se referment ! Un des tracés propose même un raccourci au-dessus du mur de la piste, mais gare à l’atterrissage… Et je ne parle pas de la piste avec le saut, où la voiture se doit d’être parfaitement placée pour le réussir.

Dans tous les cas, toucher le bord de la piste peut entraîner l’immobilisation de la voiture, mais si vous allez plus vite, cela peut la faire rebondir ou racler la piste… Quand la course commence, un commissaire de piste agite le drapeau vert, et les 4 voitures s’élancent. Celles pilotées par l’ordinateur (appelées « drones ») sont grises agrémentées de quelques touches de couleur ; celles pilotées par un humain sont rouge, jaune ou bleue. Dans tous les cas, la verte sera toujours contrôlée par le jeu.

Les concurrents que pilote l’ordinateur vont rouler à leur rythme, lent au début. Les percuter entraîne des pertes de contrôle pour les deux voitures qui entrent en collision. Cependant, dès la seconde course disputée, la voiture verte se « réveille » et commence à accélérer de façon notable après le premier tour. Cette dernière représente un réel challenge pour la vaincre car les deux autres concurrents vont devenir plus performants moins rapidement (s’ils sont pilotés par l’ordinateur). L’intelligence artificielle des pilotes informatiques est globalement bonne : les voitures roulent correctement et se débrouillent bien quand on les percute pour reprendre une bonne trajectoire.

D’autres adversaires sont également présents sous la forme de flaques d’huile – immobiles – et de la tornade – en mouvement : les deux font faire un tête-à-queue à votre véhicule si vous les touchez. Si lors d’une perte de contrôle, vous êtes trop près de la rambarde… C’est l’explosion ! Eh oui, c’est une des touches réalistes du jeu car dans Super Sprint, si l’on percute trop violemment le bord de la piste, la voiture explose et il faut attendre l’arrivée de l’hélicoptère pour la remettre en place. Ceci fait bien entendu perdre de précieuses secondes, pendant lesquelles les autres concurrents vont en profiter pour partir loin devant…

SuperSprint, un modèle du genre qui a encore de l’avenir !

Jeu de course fun, addictif, terriblement efficace, véritable défouloir de bitume dont les parties endiablées s’enchainent vite sans que l’on s’aperçoive du temps qui passe… Plus de 25 ans au compteur (kilométrique) et il n’a pas pris une ride du fait d’un concept simple et remarquable d’efficacité. En effet, sans la moindre injection de botox, ce titre d’Atari se voit encore aujourd’hui adapté ou copié à l’infini par des clones en séries tout support confondu ! Preuve indéniable de l’efficacité et du plaisir de jeu lié à ce principe de course/duel en vue aérienne. Super Sprint, aussi âgé soit-il, est toujours aussi jouable et maniable qu’à ses débuts, et bien d’autres titres de courses automobiles sortis postérieurement ne pourraient s’en targuer. Parfois, au même titre qu’un Gauntlet ou autre diablo like, un jeu passe l’épreuve du temps avec succès car il ne trouve pas d’équivalents sur le marché actuel.

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