Star wars : le pouvoir de la force II

Quand un maître Jedi se déchaîne…

S’il y a un titre qui mérite le nom de saga, c’est bien celui de Star Wars, qui a initié bien des comportements, tant humains que cinématographiques ou mercantiles. Son impact populaire est immense et mondial (qui ne connaît pas le « Je suis ton père » ?). Son univers s’étend du cinéma à la littérature, la bande dessinée, les figurines, la télévision et les jeux vidéos. Le jeu vidéo a connu une pléthore d’adaptations, plus ou moins réussies, dont la dernière en date : Star wars le pouvoir de la force 2.

Sorti en 2010 sur Playstation 3, Xbox 360, Wii, ordinateur et Nintendo DS, Star Wars : le pouvoir de la force 2 est un jeu d’action à la troisième personne édité par Activision et développé par LucasArts. Il s’inscrit entre les deux épisodes cinématographiques, La Revanche des Sith et Un nouvel espoir. C’est la suite (d’où le 2) d’un jeu sorti en 2008 où Dark Vador lui-même va chercher son padawan (apprenti) et le forme au côté obscur…

Le jeu commence avec cette fameuse accroche : les lettres du titre qui défilent dans l’univers, ainsi qu’un résumé des événements antérieurs à l’action présente. Les repères sont les mêmes que dans les films, on est bien dans un épisode de la série ! Dark Vador rencontre Starkiller et le teste en combat. Il lui apprend qu’il n’est pas le vrai Starkiller (qui s’est sacrifié à la fin du premier opus), mais un clone ! Celui-ci ressent les mêmes émotions que l’original et doute alors des paroles du seigneur noir. Il s’enfuit, et votre aventure commence ! Et quelle aventure ! Vous incarnez Galen Marek, qui a le doux pseudonyme de Starkiller (« tueur d’étoile », beaucoup moins lyrique que « marcheur du ciel » Skywalker, mais ô combien efficace) et vous souhaitez retrouver Juno Eclipse, une femme rencontrée dans le premier épisode, pour laquelle vous avez le béguin.

Vous allez faire du voyage : Kamino, Cato Eimidia, Dagobah. Que des destinations prisées par les touristes ! Et sur votre chemin, nombre de Stormtoopers, ces soldats de l’Empire, vous barreront le chemin. Mais ce ne sont pas les seuls, des acolytes Sith, des droïdes (certains armés de pistolet qui jette de la carbonite, autre référence au Retour du Jedi cette fois), des bipodes (les moyens de transport à 2 pattes) se dresseront contre vous. Quelques bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon vous affrontent : un vaisseau lors d’une attaque sur un train, un droïde-araignée, le Gorog dans une arène (monstre gigantesque), et même en confrontation ultime Dark Vador, le seigneur noir. En guest star, vous rencontrez, sans les combattre, Yoda et Boba Fett, deux autres figures connues au cinéma.

Attention ! Starkiller n’est pas un simple padawan, c’est un jedi expérimenté maîtrisant les techniques les plus puissantes parmi la ribambelle des pouvoirs à sa disposition. C’en est d’ailleurs impressionnant, voire déroutant quand on connaît la saga cinématographique ! Starkiller peut jeter ses sabres, faire une boule de force qui repousse ses ennemis, jeter des éclairs (un des plus hauts pouvoirs Sith), faire de la télékinésie, pousser ses ennemis à s’entretuer ou à se suicider lors d’une manipulation mentale, et créer une forte déflagration tout autour de lui. Un mode furie existe aussi, qui décuple les pouvoirs Jedi pour une durée limitée. C’est donc un être surpuissant que vous incarnez, la force coule dans ses veines en torrents jaillissants et non au goutte-à-goutte ! Les combats sont des chorégraphies, les plus gros ennemis ont droit à une séquence si on appuie sur les bons boutons au bon moment, les quick time eventactions possibles pendant une cinématique en appuyant au bon moment sur un bouton défini à l'écran.

Flash required

Starkiller possède deux sabres laser et s’en sert d’une manière experte. De nouveaux cristaux de sabre sont à découvrir dans les niveaux, ceux-ci permettent d’augmenter certaines capacités ou de recevoir plus de récompenses à l’issu des combats. Des habits sont à débloquer si vous voulez customiser votre personnage (vous pouvez même choisir de l’habiller en Guybrush Threepwood, le héros du Secret de Monkey island).

Bon, il faut avouer que c’est pas difficile, les situations dans lesquelles vous buttez ne sont pas légions et les bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon ne résistent pas longtemps. Starkiller est facilement manœuvrable, c’est une réussite au niveau du gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ..., ces différents coups sont aisés à apprendre et à exécuter. Et il faut avouer que c’est grisant d’incarner un jedi en furie surpuissant qui ne ménage pas ses effets… D’autant que l’on a droit à un combat contre le plus grand méchant du cinéma de science-fiction, si ce n’est de tous les genres.

Les cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse, en grand nombre,  sont dignes du soin apporté à tous les films labellisés Star wars, tant au niveau des plans que pour les effets de caméra, ou aux graphismes bluffants de réalité. Tel un véritable film, les dialogues sont traduits avec des voix qui suivent celles des films (pour Yoda ou Dark Vador). La musique est de Mark Griskey, elle ne trahit pas celle de John Williams et reprend les thèmes associés au seigneur Sith ou au générique de la saga. C’est une musique figurative, calquée sur son modèle. Elle utilise donc les leitmotivs de la saga et les déclinent en les enrichissant (la fameuse marche impériale). Mark Griskey est un compositeur reconnu des jeux Star Wars, il a composé les musiques de Star Wars : Jedi starfighter, Star Wars : Knights of the old republic II et a participé à celles de Star Wars : the old republic et Star Wars : le pouvoir de la force. Il a composé en dehors du cercle LucasArts : Rayman contre les lapins crétins, Marvel Ultimate alliance, et des adaptations de films : les Chroniques de Narnia (le lion la sorcière et l’armoire magique, ainsi que le Prince Caspian), Harry Potter et l’ordre du phénix, Pirates des Caraïbes : jusqu’au bout du monde.

Du contenu téléchargeable permet de combattre lors de la bataille d’Endor, et même de rencontrer Leia. Mais, c’est en incarnant une version de Starkiller tournée du côté obscur.

C’est un bel épisode, qui utilise les meilleurs moyens d’aujourd’hui. C’est aussi un jeu qui veut impressionner le joueur et lui faire passer un bon moment, sans trop de difficulté.

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