Sonic the hedgehog

le hérisson survolté

En 1991, la Megadrive a déjà trois ans et se cherche un jeu repère qui fédérera son public. Il y a bien Alex Kidd, mais ce petit bonhomme manque de charisme et la concurrence est rude. Sonic the hedgehog remplira ce rôle et ira jusqu’à représenter officiellement Sega, qui le développe, comme mascotte.

Sonic est un hérisson bleu qui part délivrer de petits animaux que le Docteur Robotnik (Eggman) capture et transforme en robots malveillants pour s’en servir. Il doit traverser des zones en récoltant des anneaux tout en détruisant les ennemis qui lui font face. Des bonus sous forme de télévision à casser sont disséminés dans les niveaux. A chaque fin de zone, Sonic est confronté à Robotnik qui l’attaque dans un véhicule armé et agressif.

Il y a sept zones à traverser, chacune divisée en trois actes à l’exception de la zone finale :

  • Green hill zone – des collines vertes pourvues de rampes et de loopings
  • Marble zone – des ruines gréco-romaines que la lave engloutit
  • Spring yard zone – qui ressemble à un flipper avec ressorts, bumpers et flippers
  • Labyrinth zone – de nouveau des ruines mais plus sud-américaines et inondées
  • Star light zone – une ville dans l’espace
  • Scrap brain zone – une usine pourvue de pistons, roues et au troisième acte de nouveau les ruines de Labyrinth zone
  • Final zone, la confrontation avec le boss de fin.

Visuellement, Sonic the hedgehog est brillant. Les couleurs éclatent. Le décor et les éléments fixes sont en fausse 3D, mais on s’y croirait. Les capacités de la Megadrive sont bien exploitées : rotation d’écran, effets d’image de synthèse, défilement rapide de l’écran, impression de profondeur,…

Le point fort, qui met ce jeu sur le podium, réside dans sa rapidité. Jamais un jeu n’a été aussi rapide. La rapidité est d’ailleurs encore accrue pendant un certain temps quand Sonic prend un bonus, des chaussures magiques. Et la facilité pour le joueur d’incarner le héros est désarmante. Il n’y a qu’un bouton, qu’une réelle action : sauter ! Le saut permet au bolide bleu de se mettre en boule, comme le hérisson qu’il est, et de ce fait d’attaquer ses ennemis avec ses piquants quand il leur tombe dessus.

Flash required

Masato Nakamura, leader d’un groupe de rock japonais, a composé la musique des deux premiers jeux de Sonic. L’influence rock est reconnaissable dès le premier niveau, joyeux et rapide. C’est un très beau thème , symbole des sonorités possibles sur Megadrive. Marble zone a une musique moins gaie, plus nostalgique, mais tout aussi rythmée, la musique du Special stage rappelle un manège, avec ses mesures à trois temps et le fait que l’écran tourne tout le temps. Labyrinth Zone, toujours rythmé, avec la tonalité métallique est gai, festif et insouciant. Avec Star Light Zone, on atteint les étoiles et on les entend chanter d’une jolie façon !

On ne compte plus les suites de ce jeu sur les différentes plateformes de Sega, et les apparitions de Sonic dans d’autres jeux (Sonic Spinball, Sonic unleashed, Sonic R,…). Il fait notamment équipe avec son concurrent Mario dans Mario et Sonic aux jeux olympiquesSonic est très présent dans la culture populaire, c’est le héros de plusieurs séries de dessin animé, de bandes dessinées et les produits dérivés sont en vente dans de nombreux magasins.

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