Sonic spinball

Piégé dans un flipper !

Bienvenue dans le merveilleux monde des spin-offsérie dérivée d'une autre dans laquelle on reprend soit les personnages, soit l'univers de la première ! Au vu des plaintes que nous avons reçu pour le dernier article de cette rubrique, le strip poker en ligne de Lara Croft, nous nous voyons dans l’obligation de revoir notre ligne éditoriale. Donc pas de jeu de tir sur Lapins crétins, ni de jeu de simulation d’incendie avec Spyro, pas plus que de « GTA Mickey ». Malgré les demandes de certains fans, le jeu « Le cuir de Batman et le fouet de Catwoman » ne sera pas non plus évoqué. Nous nous en tiendrons donc aux plus soft des jeux dérivés, tel ce Sonic spinball, introduction simple de Sonic dans l’univers des jeux de bar, familiers des atmosphères enfumées et éthyliques …

Sonic spinball commença sa carrière en 1993 sur Megadrive, puis continua sur Game Gear et Master System en 1995, pour finir en 2010 sur Iphone et autres smartphones (mais est-ce seulement une fin ?). C’est un jeu de flipper développé par Sega, il met en scène sa mascotte aux prises avec son adversaire de toujours, Dr Robotnik (alias Eggman). Le titre est un jeu de mot entre pinball qui veut dire flipper en anglais et spin qui veut dire tournoyer, l’attaque de Sonic quand il se met en boule.

Attention, on va pas vous balancer Sonic comme ça dans un flipper sans trouver une raison, ça serait absurde ! Le fait est qu’il se baladait avec son pote Tails, le renard à deux queues pilote d’avion, et qu’ils sont tombés sur l’île secrète de Robotnik, repaire ultra-sophistiqué. Lorsque Sonic tombe à l’eau projeté par-dessus les ailes de l’avion par une déflagration venant de l’île, il se retrouve dans les soubassements de la forteresse, qui se trouve être une machine étudiée pour protéger son créateur et les émeraudes du chaos, seules capables de réguler l’énergie du volcan sur lequel est construite la forteresse. Sonic part donc à la recherche des émeraudes dans l’énorme machinerie qui utilise un système de défense en forme de flipper. Voilà, cela paraît plus plausible maintenant, non ?

C’est d’autant plus vraisemblable lorsque l’on sait que Sonic peut se mettre en boule, comme tous les hérissons ! Cet idiot de Robotnik (si tu lis ces lignes, excuse-moi, mais t’as pas tellement réfléchi sur ce coup là…) a créé le seul système de défense qui ne désavantagera pas Sonic ! Et c’est 4 niveaux, et autant de flippers différents, que Sonic doit traverser pour atteindre son but : défaire les plans machiavéliques de Robotnik. Au menu : les Toxic caves, premier niveau qui comporte plusieurs étages, un chariot sur des rails et un dragon métallique qui avale l’hérisson quand il reste trop longtemps sur la plate-forme de récupération entre les flippers. Le second niveau est la Lava powerhouse (centrale électrique fonctionnant avec la lave), on passe donc de l’eau au feu et il faut faire preuve de plus de dextérité, notamment dans un passage énervant où l’on doit rebondir sur des oiseaux mécaniques. La Machine est la troisième table de flipper, là où le premier niveau nous faisait tomber dans l’eau, le second dans la lave, celui-ci nous fait tomber dans une centrifugeuse si nous ratons les flippers ! Si l’île est détruite après ce niveau, notre aventure ne s’arrête pas là car un module s’envole ! Le Final showdown, dernier niveau, voit l’ultime confrontation de Sonic contre Robotnik, bon courage !

Flash required

C’est bien sûr de nombreux codes du jeu de flipper qui sont repris ici : lanceur, bumpers, rampes, cibles, loopings, des flèches de couleurs ou des points lumineux marquant chaque passage, chemin vers un autre endroit (téléportation dans le cas de ce jeu). Il n’y a guère que la multiball (balles multiples) qui n’est pas reprise, et pour cause, il n’y a qu’un seul Sonic ! Si le but est de vaincre Robotnik, il y a une partie score, comme dans tout flipper qui se respecte. Chaque table de flipper, une fois les émeraudes collectées, donne accès à la chambre du bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon. Ils sont à l’image de Robotnik, souriant à pleine dent, moustachu et aimant le rouge. Ce sont des robots, pas très difficiles à vaincre. C’est un élément repris du jeu de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis traditionnel et intégré au jeu de flipper, où il est normalement absent. C’est aussi la dernière étape avant le prochain niveau. Sonic a accès entre les niveaux à un bonus stage où les rôles sont inversés dans un flipper des plus basiques : c’est lui qui contrôle le flipper (on voit ses mains sur les boutons latéraux et son reflet dans la glace). Ce court passage permet seulement de faire gonfler son score. Il rappelle le premier Sonic the hedgehog : couleurs, machine de Robotnik, petits amis à libérer.

Le joueur contrôle les flippers gauches et droites de toutes les tables de flipper et, dans une moindre mesure du fait des poussées, Sonic. On peut forcer légèrement la direction de la boule, même s’il y a une résistance inhérente à la poussée produite par les flippers. Sonic se retrouve aussi debout sur certaines plateformes, on peut alors le diriger, le faire sauter et même lui faire prendre de l’élan en boule sans bouger (son fameux mouvement le spin dash). C’est très maniable. Les tables ne sont pas très compliquées, les astuces peuvent être découvertes rapidement, ce qu’il faut c’est de l’adresse ! Chaque table a une dominante de couleur qui va avec son thème, c’est graphiquement assez réussi. Les ennemis robotisés sont toujours présents et ce sont toujours de petits animaux asservis par Robotnik que l’on peut libérer.

La musique est de Howard Drossin, compositeur de plusieurs épisodes de la série (Sonic & Knuckles, Knuckles chaotix, Sonic et le chevalier noir), de Comix zone, de Baldur’s gate II : throne of Baal et de musiques de film (il n’est pas le seul à s’intéresser à ces deux domaines qui convergent sur de nombreux plans). La musique est très métallique et dure. Toxic caves possède une mélodie funky et qui emprunte aussi au rap. On entre un peu plus dans la machine avec Lava powerhouse avec des rythmes et des sons à la répétition mécanique, qui font penser à une industrie. C’est aussi plus sombre. Quant à la Machine, l’influence techno est évidente, il n’y a plus de mélodie, mais un conglomérat de sons répétitifs et électroniques. C’est une musique qui rappelle les flippers mécaniques et leurs musiques rugueuses.

Sonic a déjà fait une incursion dans les jeux de bars : dans Sonic the hedgehog, le niveau Spring yard zone comprend des bumpers et des flippers (les pattes qui poussent la boule). Dans Sonic the hedgehog 2, le niveau Casino night zone comprend lui aussi des flippers, mais aussi des machines à sous. C’est un monde assez récurrent dans l’univers de Sonic, dans Sonic heroes, on peut aussi voir un niveau aux couleurs du casino. Le jeu vidéo de flipper dérivé de série à succès est plutôt bien exploité, et il n’y a pas que Sonic qui se soit prêté au jeu : Kirby, les Pokémon, Pac-Man, Samus Aran et même son rival Mario… Et c’est sans parler des flippers aux couleurs d’un jeu, qui là sont légions !

Sonic spinball est présent dans de nombreuses compilations et packs de jeux Sega, sur les consoles phares des dix dernières années (Game Cube, Dreamcast, Playstation 2, Xbox, Playstation 3, Xbox 360, Wii) et même sur ordinateurs.

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