Rygar

Gladiateur sprinter

En 1986, Rygar fait ses débuts sur borne d’arcade et devient très vite un énorme succès, rivalisant sans difficulté avec des pointures d’alors dans le domaine de l’action-aventure telles que Ghost’n Goblins, Wonderboy et autres Rolling Thunder. Ce titre permit à Tecmo de se faire connaître en occident bien avant les célèbres séries Ninja Gaiden et Dead or alive.

Le jeu propose d’incarner un gladiateur toujours prêt à défendre sa patrie contre l’envahisseur. L’action prend la forme d’une course effrénée  en scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur horizontal, entraînant le guerrier légendaire dans une succession de niveaux d’action pure et dure. Dans le désordre, notre  guerrier traverse un cimetière de mammouths, le village des hommes-fourmis, une cascade, un pont de cordes entre deux falaises, une caverne de glace ou bien encore  un paysage lunaire. Les niveaux sont chronométrés, vous avez cent secondes pour les finir. Vous disposez de trois vies par crédit et en perdez une dès que vous vous faites toucher ou si vous tombez.

Fort de son univers mythologique,  de son rythme endiablé et de la musculature de son héros, la série connaitra des portagesfait de transporter une application d'une plate-forme à une autre sur de nombreuses  machines domestiques : Amstrad CPC, Commodore 64, Lynx, Sega Master System, NES, ZX Spectrum… Puis, Rygar tomba dans l’oubli, jusqu’à ce que Tecmo fasse revivre le mythe du guerrier huilé en remettant le couvert sur Playstation 2 et Wii pour une aventure dans le Péloponnèse cette fois ci dans un environnement 3D. Toutefois la magie n’opère plus de la même manière et ce même après  avoir subi un lifting des plus classieux…

 

Un péplum sous amphétamine

Pour progresser dans l’aventure, Rygar dispose d’un Diskarmor, instrument de type roue dentée à mi-chemin entre le yoyo et le frisbee qui lui sert  d’arme de destruction massive. Nanti de ce grand pouvoir, notre titan  traverse les 27 mondes que comprend le jeu avec une foulée à faire pâlir un athlète olympique et en démolissant tout sur son passage : bestiaire et éléments du décor. A la fin du jeu , il ne peut en rester qu’un et c’est après avoir décimé des centaines d’ennemis que Rygar affronte un monstre géant final dont la mort clôt cette aventure légendaire.

Le titre à sa sortie impressionne car il exploite parfaitement bien un hardwarele hardware représente toute la partie physique d'un matériel informatique, cartes électroniques, processeur, disque dur, périphériques... Par opposition, le software représente toutes les données non tangibles plutôt classique. Mais le résultat est bien là : des paysages variés et colorés comme un couchant de soleil à Béthune, une action trépidante grâce à un scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur efficace et rapide,  une bande son répétitive mais bougrement entrainante (la musique est du genre épique et rend bien l’atmosphère d’heroic fantasygenre littéraire déterminé par l'utilisation de la magie ou du merveilleux dans un milieu médiéval tel que le Seigneur des anneaux ou Conan le barbare. L'utilisation de ce genre s'est généralisée aux autres domaines artistiques du jeu) et appuyée par des bruitages extravagants.

Flash required

Au-delà de cet aspect technique, Rygar est un jeu envoûtant.  Sans véritable scénario, il n’en possède pas moins une ambiance assez unique, entre films d’arts martiaux des années 70 et atmosphère genre Métal hurlant avec également un petit côté Planète des singes pour le nombre d’ennemis simiesques rencontrés.

Au fil des mondes parcourus, notre athlétique guerrier acquiert de nouvelles capacités (5 pouvoirs cumulatifs) en ramassant  de nombreux bonus sur les cadavres des ennemis ou plus souvent en détruisant des statues de pierres qui apparaissent ça et là, afin d’améliorer son Diskarmor.

Un Rygar sinon rien

Voilà pour les grandes lignes. Rygar est un pur concentré d’adrénaline fonctionnant sur la base convenue du scoring (en effet comme dans la plupart des jeux d’arcade, la recherche du score maximum motive le joueur). Cet aspect est relativement développé sur Rygar, en comparaison avec les autres jeux de la même période.

Cette légende de l’arcade représente la quintessence du jeu « rentre-dedans », linéaire (comme la plupart à l’époque) et addictif par excellence. Souvent copié mais jamais égalé en terme d’action frénétique et d’efficacité au point de faire passer un Shinobi ou un Ghouls’n’ Ghost pour des jeux anémiés, Rygar peut se targuer d’avoir bien traversé les ans depuis sa naissance dans les salles bruyantes et fumantes des 80’s. Un papy certes un peu ridé mais toujours vivace aujourd’hui si l’on ne se focalise pas trop sur l’aspect suranné de ses graphismes et sur le classicisme de son action orientée arcade.


Rygar « Arcade » Retro Game Test

 

 

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2 réflexions sur « Rygar »

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