Rob Hubbard

Le magicien de la musique 8bit

Rob Hubbard est un compositeur anglais de musique de jeu vidéo, surtout célèbre pour ses œuvres sur le légendaire micro ordinateur Commodore 64 dont il contribua très largement au succès des plus grands jeux. Toutefois, le compositeur s’est également illustré sur beaucoup d’autres systèmes tel que le ZX Spectrum, l’Amstrad CPC, l’Atari 800, l’Amiga, l’Atari ST, la Megadrive et le PC.

Les débuts d’une carrière

Avant de devenir un célèbre compositeur de musique de jeu, Rob Hubbard était déjà musicien professionnel et c’est au début des années 1980 qu’il commence à apprendre le BASIC et la programmation sur son ordinateur de l’époque, un Commodore 64. Il débute sa carrière informatique en tant que développeur de programmes éducatifs et crée même un jeu. Le succès n’est pas au rendez-vous, mais les réactions positives qu’il reçoit, notamment de la société de développement Gremlin Graphics, à propos des musiques de ses programmes, le persuadent de se spécialiser dans ce domaine.

ses compositions rejouées par un orchestre

Très vite, il révolutionne la création musicale sur Commodore 64 en tirant pleinement parti du SID, le chipsetensemble de puces, circuit électronique permettant au processeur de travailler avec les autres composants tels que la carte mère, la carte graphique,... sonore de la machine, et démontrant que malgré la faible qualité sonore des ordinateurs de l’époque il est parfaitement possible de se montrer créatif et de composer des mélodies de qualité. Ses œuvres lors de cette période restent des références du chiptunemusique synthétisée en temps réel par la puce d'un ordinateur ou d'une console de jeu, par opposition à la musique enregistrée et retransmise. Cette musique est utilisée aujourd'hui par de nombreux DJs, et de nombreux jeux lui sont confiés. Parmi les plus célèbres, on note Thing on a Spring, Commando, Crazy Comets, International Karaté et tant d’autres…

Durant toutes les années 1980, il travaille en tant que musicien freelance et compose pour la majorité des micro-ordinateurs de l’époque, mais le commodore 64 est et restera sa machine de prédilection. De fait, le nom de Rob Hubbard est indissociable de l’histoire vidéoludique de cet ordinateur très orienté sur le jeu. En 1989, il quitte l’Angleterre pour les États-Unis où il intègre une place chez l’éditeur  Electronic Arts, il fut d’ailleurs la première personne de la société à se consacrer uniquement à la musique. Chez eux, il s’exerce sur d’autres supports, notamment la Megadrive et est rapidement promu au poste de directeur technique musical. En 2002, Rob Hubbard quitte Electronic Arts et retourne en Angleterre où il réintègre un groupe en tant que musicien tout en continuant de composer mais cette fois pour des jeux sur téléphone portable.

Compositions

Rob Hubbard fut si prolifique qu’il faudrait plusieurs pages pour toutes les nommer mais en voici une sélection :

  • Commando (basé sur le thème de Commando en arcade) (Systèmes d’élite, 1985)
  • Monty might run (Graphiques de Gremlin, 1985)
  • Crazy Comets (Martech, 1985)
  • Un homme et son Droid (Mastertronic, 1985)
  • Warhawk (inspiré par l’expérience de l’espace d’album de John Keating) (Firebird, 1986)
  • Lightforce (FTL, 1986)
  • Tarzan (Martech, 1986)
  • Karaté international (Système 3, 1986)
  • Sanxion (Thalamus Ltd, 1986)
  • Jet set willy (Version d’Atari) (Tynesoft, 1987)
  • Saboteur II (Durell, 1987)
  • Thundercats (Élite, 1987)
  • Nemesis Warlock (Martech, 1987)
  • IK plus (Karaté international plus) (Système 3, 1987)
  • Delta (inspiré par Floyd rose album Côté en noir de la lune (Thalamus Ltd, 1987)
  • One on one (Arts électroniques, 1988)
  • Pandora Firebird, 1988)
  • Budokan : L’esprit martial (Arts électroniques, 1989)
  • Indianapolis 500 : La simulation (Arts électroniques, 1989)
  • Populus (Electronic Arts, 1989)
  • L’immortel (Electronic Arts,1990)
  • Desert strike : Retour au Golfe (avec Brian Schmidt) (Arts électroniques, 1991)
  • Les dossiers perdus de Sherlock Holmes : Le cas du scalpel dentelé (Arts électroniques, 1992)
  • Hockey ’95 de NHL (Arts électroniques, 1994)
  • Les dossiers perdus de Sherlock Holmes : Le cas du tatouage de Rose (Arts électroniques, 1996)

et bien entendu, un florilège sonore des meilleurs moments du maître avec en prime un podcast lui étant dédié.

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Références

  • Son Myspace.

http://www.myspace.com/rob_hubbard

  • Une web émission qui retrace son parcours musical avec de nombreux extraits (source MUZAX).

http://muzax.over-blog.com/article-5062044.html (partie 1)
http://muzax.over-blog.com/categorie-10427891.html (partie 2)

  • Une autre page récapitulative de son œuvre.

http://musicbrainz.org/artist/dff554f2-1da0-46d5-81ad-e6382e3ac444

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