Revenge of Shinobi

le ninja contre-attaque


En 1987, vous avez sauvé les enfants du clan Oboro kidnappés par l’organisation criminelle Zeed. Trois années ont passées depuis le premier épisode, et Zeed est devenu Neo Zeed, encore plus puissante qu’alors. Mais, vous avez aussi changé…

Vous êtes Joe Musashi, un ninja entraîné dans l’Art du Shinobi par un grand maître d’arts martiaux. Un jour, alors que vous rentrez chez vous, vous trouvez le lieu pillé, votre maître blessé et votre petite amie kidnappée par les sbires de Neo Zeed. Leur plan est de prendre le contrôle du monde et d’éliminer quiconque menacerait l’organisation, y compris ceux qui possèdent le savoir et la connaissance du Shinobi, l’art de la furtivité. Vous savez ce qu’il vous reste à faire : prendre votre fidèle épée Moon Dragon, une poignée de shurikens (les armes de jet du ninja), et sus à cette organisation maléfique grâce à vos connaissances de ninja !

Cette suite à Shinobi arrive fin 1989 sur Megadrive, puis est adaptée sur borne d’arcade, toujours développée par Sega. Le gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ..., la musique et l’univers du ninja en font un classique de la ludothèque de la Megadrive, malgré une difficulté indéniable et croissante.

C’est un jeu de combat/plateformes avec un scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur horizontal. Le but est donc de progresser en tuant ses ennemis, en récupérant les armes et bonus sur votre chemin afin d’atteindre la fin du niveau. Un jeu d’enfant vous avez dit ? Tout comme son illustre grand frère, certains stages sont sur deux plans, mais ce n’est pas une constante et le jeu évolue différemment de son aîné. Pour vous aider, vous avez un nombre limité de shurikens, que vous récoltez en détruisant les caisses. Mais attention à vous ! Certaines caisses cachent des bombes qui n’attendent que votre passage pour exploser… Un power upobjet permettant d'améliorer son armement et sa puissance, notamment dans les shoot'em up permet de changer les shurikens en lames de lancée plus puissantes. Vous pouvez sauter et même faire un double saut. Lors de ce double saut, vous pouvez jeter une poignée de shurikens devant vous, mais cela diminue votre stock de huit shurikens, autant dire qu’il ne faut pas user de cette technique bien pratique à tout bout de champ. Les bonus à récupérer passent par les cœurs qui rétablissent une unité de la barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur, les munitions, la vie supplémentaire, le power upobjet permettant d'améliorer son armement et sa puissance, notamment dans les shoot'em up sus-cité et une utilisation supplémentaire de la magie ninja.

Pour vous aider dans votre progression, vous avez donc accès à la magie du Shinobi, quatre techniques de ninjutsu pour être précis. La première, Ikazuchi, est l’art de l’éclair, vous êtes alors enveloppé et protégé par un bouclier d’éclairs qui peut supporter quatre coups. Karyu est l’art du feu, vous invoquez alors des dragons de feu qui balayent l’écran et infligent des dégâts aux ennemis présents. Fushin, l’art de la voltige, améliore votre agilité et vos sauts. Le dernier est l’art de l’explosion, Mijin, et vous fait exploser en une déflagration dévastatrice, balayant tous les ennemis, mais au coût de votre propre vie. Cette magie est plus efficace que Karyu sur les bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon, et c’est tout un calcul pour l’utiliser. L’utilisation de ces techniques n’est possible qu’une seule fois par niveau, il est donc recommandé d’en user qu’en cas de besoin.

Les ennemis sont nombreux  : des chiens agressifs (à ne pas caresser), des samouraïs qui dévient les tirs avec leur sabre, toutes sortes de ninja (certains sont dotés d’ailes de chauve-souris !),  des artistes martiaux qui ressemblent à Bruce Lee,  des femmes fatales qui usent du fouet déguisées en bonne sœur (c’est particulier la religion en Extrême orient…), des militaires utilisant mitraillettes et grenades, des danseuses chinoises (une nouvelle version de la Danse macabre), des Rambos (impossible de se tromper sur la présence du héros américain de la guerre du Vietnam) …

Flash required

Votre itinéraire passe par de nombreux lieux originaux : une forêt de bambou et une maison typique, une chute d’eau et les bas-fonds de Tokyo, un complexe militaire et un transporteur aérien, une décharge, des immeubles et une autoroute américaine, Chinatown et un train à grande vitesse,le port de New York et des containers, et enfin le labyrinthe de la base de Neo Zeed. Chaque niveau est composé de trois stages, ils possèdent leur faune locale et leurs propres pièges : pics en bambou, abysses, portes ouvertes dans l’avion, flammes, voitures rouges à éviter sur l’autoroute, pylônes par dessus lesquels il faut sauter sur le train en marche, sol brûlant, …

A chaque fin de round (entendez niveau), un gros affreux vous attend et défend l’entrée du prochain stage, de sa vie. Les bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon changent de couleur suivant le nombre de coups qu’ils ont reçus (un indicateur de vie bien pratique, mais qui fait ressembler certains personnages à Hulk). Ils sont au nombre de huit : un samouraï qui fait deux fois votre taille, un ninja jaune surexcité qui saute et rebondit partout, une machine équipée de lasers, un androïde musclé à la Terminator, un gigantesque véhicule électrisé et armé, Spiderman qui se transforme en Batman (non, ce n’est pas une blague), Godzilla ou du moins un dinosaure qui crache du feu (moi, à part Godzilla, je vois pas !), et pour finir Zeed à l’allure d’un acteur de Kabuki qui se sert de sa chevelure comme d’une arme mortelle. Bonne chance pour arriver à ce dernier, d’autant qu’il faut le battre en un temps limité sinon votre petite amie meurt…

L’introduction est très réussie, c’est une succession de photos retravaillées par ordinateur avec l’acteur Sonny Chiba déguisé en Hattori Hanzo, un célèbre ninja qui fait parti de la culture populaire japonaise. La culture populaire est d’ailleurs le maître mot pour ce jeu qui emprunte les personnages de comics américain, de films américains, de films japonais et même un acteur japonais de renommée internationale ! Quant au ninja et au samouraï, ce sont deux figures ultra représentatives du Japon. Les graphismes sont plus adultes que pour le précédent opus et beaucoup plus détaillés (on est sur la génération suivante de console). Les spritesélément graphique d'un jeu en 2D, qui peut être animé et est différent du décor sont de fort belle stature et très fins. Malgré une jouabilité excellente, il faut quand même s’entraîner pour maîtriser le double saut, indispensable pour se sauver de situations bien délicates.

Yuzo Koshiro est à la composition musicale, on lui doit les musiques de Streets of rage I, II et III, de ActRaiser, Shenmue, … Il trouve son inspiration dans les musiques résolument modernes. Ici, le ninja avance avec classe sur des airs aux accents funkys. Le premier niveau connaît une musique légèrement dansante (The Shinobi), on sent la fluidité des pas du ninja et sa résolution. Make me dance porte bien son nom, on s’attend à voir danser le héros sur les ondulations groovys du piano et les sons distendus synthétiques. Sunrise bvd voit sa ruelle éclairée par une musique rythmée et un air court, facilement entêtant. Des musiques plus rock se font entendre dans d’autres niveaux, toujours très rythmées et rapides. C’est une musique originale moins électro que ses précédentes compositions, mais qui colle à son héros. Il n’y a pas à dire, Yuzo Koshiro connaît l’art du ninjutsu !

Les aventures de Joe Musashi ne s’arrêtent pas là. Notre ninja continue d’opérer dans les sombres ruelles (Shadow dancer, Shinobi III) et on attend une aventure sur la Nintendo 3DS. Merci à lui d’être le digne représentant de ces guerriers-espions mythiques que l’on retrouve encore aujourd’hui, dans Naruto par exemple qui lui ne connaît pas l’art de la furtivité et de la discrétion…

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