Pong

l’ancêtre

Bienvenue dans l’univers monochrome des premiers jeux vidéos. Vous vous trouvez actuellement en 1972 (sacré voyage dans le temps) et vous contemplez, avec une lueur d’incrédulité et d’incompréhension dans les yeux, la machine du futur, petite perle de technologie et d’amusement : Pong !

Bon d’accord, l’écran noir de paye pas de mine, pour un voyageur temporel, mais pour un gars d’ici et de maintenant, Pong est fantastique ! Imaginez un peu, un programme qui permet de déplacer des objets à l’écran d’un simple mouvement de la main ! Il vous permet de vous confronter avec un ami à un jeu de sport, sans trop vous fatiguer ! Et en plus, c’est un jeu, un loisir, une activité qui détend et qui n’est pas constructive. Que demander de plus…

Le papa de Pong s’appelle Nolan Bushnell. Avec un associé, il monte sa compagnie de développement de jeu vidéo, Atari, et ils créent leur premier jeu, un jeu de ping-pong. Le jeu est testé dans un bar en Californie et pour l’occasion, on adjoint un monnayeur à la borne. Le succès est au rendez-vous, le monnayeur déborde. La borne d’arcade est commercialisée et s’arrache très vite à travers tous les Etats-Unis.

Il ne manque plus à nos amis que de s’attaquer au marché de la console de jeu vidéo de salon, marché très peu représenté car on ne dénombre à l’époque qu’une seule console : l’Odyssey de Magnavox. En 1975, la console Atari Pong est sur le marché et connaît une popularité sans précèdent, qui durera jusqu’au début des années 80. Elle lancera aussi cette jeune société pour les années à venir.

Les manettes de la console étaient équipés de paddle et non de joystickmanette de jeu vidéo composée d'un manche, présente sur toutes les bornes d'arcade, opposée au joypad ou croix directionnelle utilisé par les consoles de salon. Le joystick permet de contrôler les déplacements à l'écran. C’est un unique bouton rotatif, il se tourne comme un bouton de volume sur une chaîne hifi moderne. La raquette monte quand le bouton est tourné vers la gauche, et descend quand le bouton est tourné vers la droite.

Comme son nom l’indique (presque), Pong s’inspire du tennis de table. Ce jeu se joue à deux, chacun contrôle une barre occupant un côté latéral de l’écran. Cette barre sert à renvoyer un point qui sert de balle (et donc les barres de raquettes) à l’opposant. Si le joueur rate la balle, l’adversaire marque un point. La balle rebondit aussi sur le haut et le bas de l’écran. Point de musique ni jingle ou gimmickscellules reconnaissables de quelques notes de musique dans ce jeu, on entend que quelques notes lors des rebonds sur les raquettes ou contre les côtés, notes qui simulent les bruits du vrai tennis de table.

Cette simulation simpliste est très efficace. Elle répond à deux autres simulations sur le même sujet, la première datant de 1958 s’appelle Tennis for two et fonctionne sur un oscilloscope, la seconde est un jeu de l’Odyssey dont la société Magnavox attaqua Atari pour plagiat.

Pong

Devenu un symbole geekpersonne passionnée, voire obsédée dans un domaine, tel que l'informatique, la science-fiction, les nouvelles technologies, les jeux vidéos... et vidéo-ludique, connu et reconnu dans le monde entier, Pong est un immense succès populaire. Il a contribué à amener le jeu vidéo et le pixelplus petite particule composant une image numérique, de forme rectangulaire et de couleur dans nos chaumières et à le démocratiser. Que serait le retrogamingactivité qui consiste à jouer aux jeux vidéos anciens et à les collectionner ainsi que les consoles de jeu, les ordinateurs, les bornes d'arcade et les jeux électroniques sans ce jeu aujourd’hui ?

Share and Enjoy:
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • Netvibes
  • PDF
  • RSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.