Muramasa : the demon blade

l’art du sabre

Ere du Genroku, Japon. Les habitants de l’île du soleil levant sont confrontés à la soif de pouvoir dévorante du Shogun. Le paysage nippon se voit transformé par l’apparition de yokaï, les fantômes, démons et créatures malfaisantes propres à sa culture. Ce ne sont pas seulement les campagnes, mais aussi les villes et les montagnes qui deviennent périlleuses. Quel héros pourra purifier son pays exsangue d’un mal diabolique ? Ce n’est pas un, mais deux héros que le jeu propose d’incarner suivant le scénario que vous avez décider de suivre en début de partie. Un chemin bordé de pièges et de sabres tranchants…

Entre le beat them alltype de jeu vidéo d'action où le joueur progresse en combattant plusieurs ennemis à la fois et l’action-RPG (forme de RPGRole Playing game, jeu vidéo utilisant les principes du jeu de rôle qui utilise le système de niveau d’expérience du personnage et l’équipement mais dont la progression se fait uniquement par le combat), Muramasa : the demon blade est sorti en 2009 sur Wii et a été développé par Vanillaware (à qui l’on doit entre autres le magnifique Odin Sphere).

A vous de choisir, jetez votre dévolu sur Kisuke l’assassin amnésique ou sur Momohime la princesse possédée par l’esprit d’un épéiste. Sachez avant toute chose que de votre choix dépendra votre chemin car les deux personnages sont indépendants et mènent chacun leur barque, même s’ils se rencontrent par endroit. Si leurs buts diffèrent, Kisuke veut prouver son innocence pour des crimes qu’il pense ne pas avoir commis et aider la princesse Torahime (sœur du second personnage jouable), et Momohime suit Jinkuro, l’esprit qui la possède à la recherche du sabre qui pourra les séparer, les deux héros parcourent les décors magnifiques du Japon féodal.

Ce jeu se déroule dans un univers en 2D, choix plutôt rétrograde à l’heure du tout-3D,  et suivant un scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur horizontal dans la plupart des tableaux. Il est divisé en provinces, chacune ayant son propre thème et ses propres décors. Ceux-ci sont superbes, une grande finesse y est apportée, ainsi que de nombreux détails. Il y a un bel effet de profondeur dans la plupart des arrière-plans, et dans certains le décor change pendant les combats (roseaux coupés par le sabre, lanternes arrachées de leur chaîne). On visite de belles forêts luxuriantes, des plages avec un ciel bas et des nuages noirs (et quand on est sur l’eau, on peut voir la célèbre vague d’Hokusai), des montagnes enneigées, des grottes sombres, des villes tout en hauteur, des champs de céréales baignés par la lumière du soleil couchant … Une chose est sûre, le décor est réussi et non statique, on s’y balade avec délectation.

Et durant ces balades, de nombreux ennemis viennent vous agresser pour des motifs triviaux : « T’as marché dans mon assiette », « Pousse-toi de mon arbre », « J’aimerai bien faire de ton crane une décoration de Noël », bref des prétextes à se castagner. En ce qui concerne les combats, le principe est simple, vous avez trois sabres (katanas) à votre disposition parmi tout votre arsenal et pouvez aller de l’un à l’autre pour découper vos ennemis. Chaque sabre est différent, ils ont chacun une puissance d’attaque et un pouvoir spécifique appelé Art secret que vous pouvez utiliser en vidant une jauge. Ils peuvent aussi avoir des effets sur votre personnage, comme une régénération automatique, un bonus d’attaque ou une résistance au feu. Lorsque vous changez de lame, vous pouvez avoir accès à une technique dévastatrice appelée le défouraillage, disponible qu’une fois et demandant un temps de recharge.

Flash required

Les sabres sont la pierre angulaire du jeu, la clé qui vous permet de passer certaines barrières, ils sont aussi au centre du scénario. Ils sont au nombre de 108, pour celui qui cherchera à tous les collecter. Ils sont soit gagnés lors de combat ou soit à forger par les soins de Muramasa, le fantôme du célèbre forgeron (moyennant des âmes et des esprits collectés par vos soins). Ces sabres-démons ont une jauge qui sert à la fois de jauge d’énergie pour l’Art secret et de barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur. Une fois le jauge vidée, le sabre se brise, mais pas de soucis, il suffit de changer d’arme pour que celle-ci se régénère tranquillement dans son fourreau. Et heureusement ! Car les sabres sont inexorablement brisés, même dans les combats les plus faciles. En effet, une fois brandis, ils vous protègent des attaques et par conséquent votre propre barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur ! Les combats sont frénétiques (c’est après tout l’intérêt du jeu …) et après les monstres viennent des bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon énormes qui gardent eux-mêmes des sabres. Ceux-ci diffèrent selon le personnage joué.

Aux magnifiques environnements se rajoutent pour notre plus grand plaisir la cuisine japonaise ! Il est possible de se préparer de bons petits plats selon des recettes récoltées et même de visiter des restaurants et échoppes où l’on peut déguster des plats typiques et visuellement savoureux. Les personnages parlent en japonais pour une plus grande immersion dans l’univers et cela procure un charme authentique. D’ailleurs en parlant d’authenticité, le folklore japonais est présent partout et les monstres, yokaï, sont des monstres listés depuis le moyen-âge japonais (tengu, karakasa, oni, kappa, …).

La musique est composée par Hitoshi Sakimoto, à qui l’on doit les bandes originales de Radiant Silvergun, Vagrant story, Final Fantasy XII ou Odin Sphere pour ne citer qu’eux. Elle est d’inspiration traditionnelle pour la plupart des morceaux. Certains morceaux connaissent deux versions qui se superposent quand les yokais arrivent ou disparaissent. On peut entendre des chants de prière sur certains. Dusky fait entendre une jolie mélodie entrainante jouée à la flûte de bambou au son pur. Breeziness s’inspire des musiques accompagnant le théâtre No, avec tous ses temps d’attente et son mystère ambiant. La musique qui accompagne vos repas, Poor meal, est agréable et dans l’ambiance. Uncanny relationship, quant à elle, vous accompagne au bain, jouée par un shamisen, ce luth aux cordes pincées. C’est une musique proche de l’esprit du jeu, et on se surprend à la siffler sans y penser.

Un conseil, courez acheter ce jeu si vous voulez en avoir plein les mirettes ! Il possède d’ailleurs une bonne durée de vie car trois fins sont disponibles pour chaque personnage et deux niveaux de difficulté corsent le tout. Il existe un portagefait de transporter une application d'une plate-forme à une autre de prévu sur PS VIta, où l’histoire est enrichie de nouvelles situations et de personnages supplémentaires.

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