Mountain king

le petit air frais montagnard


Ah ! Le grand air, les grands espaces, la nature qui vous environne. Une petite excursion en montagne, et vous vous sentez (re)vivre, loin du chaos citadin. Bien entendu, ce n’est pas une ballade qu’il faut prendre à la légère, la faune des altitudes étant habituée à la vie dure. Par ailleurs, certaines montagnes recèlent des trésors qui ne demandent qu’à être découverts. Si vous n’avez pas peur du noir, si la difficulté vous enthousiasme, si peu vous chaut des animaux nocturnes, Mountain king est peut-être pour vous…

En 1983, CBS electronics édite un jeu de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis entre spéléologie et alpinisme pour les consoles Atari du moment, pour la Colecovision et pour le Commodore 64. Le but du jeu est d’amener une couronne d’or au sommet de la montagne, et par là-même d’être couronner roi de la montagne. La montagne surplombe une mine de diamants, vestige d’une civilisation ancienne et riche, semble-t-il ! Le jeu est d’une grande difficulté, et beaucoup de petits malins n’ayant pas pris le temps de lire le carnet d’instructions ont arrêté de jouer rapidement, sans en avoir compris le but !

Ce n’est malheureusement pas aussi facile que je l’ai exposé. Il y a plusieurs étapes à suivre dans l’ordre. Tout d’abord, il faut collecter mille diamants, une tache semble-t-il assez aisée car la montagne en question fourmille de ces pierres précieuses scintillantes. Il ne vous reste plus qu’à passer dessus pour les empocher, vous entendrez le bruit agréable des diamants s’entrechoquant dans votre sac. La seconde étape commence quand vous avez rassemblé ces diamants, il vous faut trouver l’esprit du feu. Celui-ci émet une musique qui permet de vous guider vers lui, car pour corser votre aventure, il est invisible. Vous pouvez néanmoins l’apercevoir furtivement de temps en temps, ou utiliser votre lampe de poche qui l’éclairera (mais en contrepartie, vous ne pourrez pas récolter de diamants quand vous l’allumez). La lampe sert aussi à trouver des trésors cachés dans l’ombre. L’esprit du feu vous permet d’ouvrir un passage vers la salle du trône, ce pont adopte la forme amicale et grimaçante d’un crâne, un avertissement pour la suite en quelque sorte…Vous ne pouvez entrer dans cette salle que par ce crâne, les côtés sont gardés par des flammes qui vous bloqueront ou pire, vous consumeront dans certaines versions du jeu.

A présent, vous pouvez aller vous coiffer de l’apparat des rois : la couronne d’or ! Mais attention, lorsque vous l’aurez sur votre chef, un compte à rebours débutera. Il vous faut prendre les jambes à votre cou et filer le plus vite possible au sommet de la montagne. Une musique, encore une fois, vous indiquera suivant son tempo si vous approchez de la fin du compte à rebours. La tache peut sembler aisée, je vois bien à vos mines hilares que vous le pensez, mais riez donc ! Vous n’avez sans doute pas joué à Mountain king, ou votre rire vous resterait en travers de la gorge ! Il vous faut vous démener pour remonter les étages en évitant ces f*****s chauve-souris qui n’en veulent qu’à votre couronne, et ceci dans le temps imparti. En effet, ces mammifères volants sont les gardiens du trésor et s’ils récupèrent votre marque de royauté, il faut recommencer du début. Et ceci n’est que le premier niveau… Le jeu recommence après avoir gravi la montagne avec votre couronne, la difficulté étant progressive.

Mountain king est un jeu à la difficulté croissante dans les épreuves, alors les maîtres mots à retenir et à observer seront ténacité et persévérance. Cette difficulté est tout d’abord située dans les contrôles du personnage qui ne peut pas sauter sur place, mais peut sauter en allant vers la gauche ou vers la droite. Un calcul lors de vos cascades est alors nécessaire si vous ne voulez pas vous retrouver dans les niveaux les plus bas, les soubassements de la montagne, là où rode une araignée géante. Celle-ci vous prendra dans sa toile avant de repartir faire une ronde, si vous ne vous débattez pas pour vous libérer, elle vous mangera à son retour. Une fin macabre !

Je ne sais pas ce qui est le plus énervant : les sauts erratiques et difficiles à maîtriser (on passe son temps à essayer de refaire un saut et d’empirer le résultat), l’araignée qui vous englue dans sa toile (et quelques fois à répétition si vous ne vous écartez pas de son chemin) ou alors les chauve-souris qui vous dérobent la couronne si près du but… Si, je sais, c’est définitivement ces saletés de volatiles aveugles (depuis, je suis devenu le président de l’Association pour l’Annihilation des Chiroptères) !

Parlons de l’ambiance sonore si particulière. Comme nous l’avons vu, la musique est au cœur du gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité .... C’est elle qui va guider le joueur vers son objectif dans un premier temps, et lui donner un repère temporel dans un second temps. Ce sont deux morceaux de la suite n°1 Peer Gynt, d’Edvard Grieg, le plus connu des compositeurs norvégiens, que le jeu utilise à la sauce 8bit musicstyle de musique électronique inspirée, et généralement réalisée, par les consoles de jeu des années 80 ayant une architecture 8bit. Cette musique reflète les sons d'une technologie souvent considérée comme primitive ou datée, comme la Gameboy ou des synthétiseurs fait maison. Le premier, la Danse d’Anitra, est précieux, léger et éthéré comme la flamme que l’on recherche et apporte une bonne dose de mystère au jeu. Le second, Dans le hall du roi de la montagne, est un immense crescendo dans sa version originale qui s’accélère en une apothéose. Très bien choisie, la musique fait monter la tension (rappelez-vous le film M le maudit !). Ce second morceau est universellement connu et repris dans nombre publicités, films, et albums de musiques. Je vous propose d’écouter les versions orchestrales de ces deux morceaux, pour la version 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming, écoutez donc les vidéos !

Flash required

Une grande difficulté, des commandes que l’on maîtrise mal, mais ne le boudez pas. Ce jeu possède une bonne ambiance, si je n’ai jamais réussi à finir un niveau (d’ailleurs, dur de trouver une vidéo où le joueur gagne…), j’aimais particulièrement explorer le cœur de la montagne avec pour seule amie ma lampe de poche et la douce musique de Grieg en accompagnement de mes pas. Ah les années 80, quelle époque !

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