Metroid

Perdue dans le labyrinthe

Sorti en 1986, Metroid est un jeu d’action/aventure paru sur la NES, console sortie peu de temps auparavant. C’est devenu par la suite une figure emblématique de la firme Nintendo, qui en fit un grand nombre de suites. Il a été développé par Nintendo et Intelligent systems.

C’est le premier jeu mettant en scène une femme, chasseur de primes, qui doit trouver Mother Brain et la supprimer, une femme donc comme on en faisait peu à l’époque. Son identité n’était d’ailleurs pas connue des joueurs de l’époque et tout le monde était étonné lors du twist final quand elle enlevait son casque et révélait ses cheveux longs. Metroid est directement inspiré du classique du cinéma fantastique/horreur Alien dont il reprend l’atmosphère sombre et son esthétique torturée.

L’héroïne doit trouver son chemin dans un gigantesque labyrinthe en tuant ses ennemis et en optimisant ses armes. Samus Aran, c’est son nom, a une armure intégrale et un bras équipé d’un rayon laser (comme Cobra ou plus tard Megaman). Les bonus, souvent bien cachés, parsèment les niveaux et lui permettent d’avoir des réserves de vie supplémentaire, des missiles, des rayons qui gèlent ses ennemis, des bottes qui la font sauter plus haut,…

Son aptitude la plus célèbre est la Morph ball ou Maru Mari qui la transforme en boule et lui permet d’emprunter les passages les plus étroits. Le labyrinthe est découpé en plusieurs zones, reliées entre elles par des ascenseurs. Ce qui les différencient, à part le changement de musique, est le milieu écologique, la difficulté des ennemis, la couleur du sol, les matériaux et les ennemis propres à chaque zone.

Ceux-ci sont nombreux et parsèment les couloirs. Ils n’attaquent pas directement, ils font des rondes et malheur à vous si vous vous trouvez sur leur chemin ! Leurs formes sont plutôt étranges : des boules qui tournent autour des plateformes, des hippocampes qui crachent du feu et se réfugient dans la lave, des chauve-souris « bombes », des carapaces volantes et métalliques qui font des aller-retours dans les conduits, des toucans qui sortent de tuyaux,… et par dessus tout, le metroid, sorte de méduse volante pratiquement invulnérable et particulièrement agressive ! De beaux spécimens extra-terrestres ! Plusieurs bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon tout aussi étranges gardent les zones.

Flash required

Si les graphismes paraissent bien pauvres aujourd’hui, en 1986 ils sont plus que corrects pour une console de salon et démontre une esthétique unie, dépouillée et stylisée. Les décors sont des répétitions du même dessin, mais ça ne fait que rajouter au sentiment ambiant d’être isolé et égaré dans un labyrinthe. Les couleurs sont peu nombreuses, les capacités de la NES ne sont pas mises à mal ! Mais là encore, ça ne fait que servir le jeu. La maniabilité, excellente,  est telle que c’est encore un jeu pratiqué aujourd’hui.

La musique est composée par Hirokazu « Hip » Tanaka, un grand nom des compositeurs de Nintendo. Elle est pleine d’espoir à l’arrivée du héros (on sent d’ailleurs que c’en est un !). Le thème de Brinstar est martial et héroïque, c’est le début de l’aventure, il est entrainant. Kraid’s chamber est inquiétant et prenant, il nous ballade dans ce grand labyrinthe, nous perd tout comme le héros se perd lui-même dans les innombrables couloirs. Nosfair est mystérieux et énigmatique grâce à une judicieuse utilisation des silences. Vous avez compris, la musique de Metroid fait parti des meilleures.

 Metroid est le premier opus d’une licence maintenant fructueuse, des nombreuses suites ayant vu le jour. On attend aussi un film reprenant les aventures de la belle aventurière.

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