Marble madness

un peu de self control…

Un jeu gyroscopique exceptionnel

Atari Games sort en 1984 une borne d’arcade conçue et programmée par Mark Cerny et Bob Flanagan particulièrement originale avec un trackballboule de commande permettant à l'instar d'une souris de déplacer un curseur ou un objet à l'écran pour seule commande. Cette machine, doyenne des  jeux d’arcade/équilibre dispose du tout dernier hardwarele hardware représente toute la partie physique d'un matériel informatique, cartes électroniques, processeur, disque dur, périphériques... Par opposition, le software représente toutes les données non tangibles de la firme : le System 1 sur lequel tourneront d’autres jeux d’anthologie tels que Road Runner, Indiana Jones ou encore Roadblasters.

Ce grand classique qui, en arcade, a donné toute sa saveur au fait de jouer avec un trackballboule de commande permettant à l'instar d'une souris de déplacer un curseur ou un objet à l'écran, a été adapté sur pratiquement tous les formats existants (Amiga, Amstrad CPC, Apple 2, Atari ST, Commodore 64, PC, NES, Game Boy, Game Boy color, Master system, Game Gear, ZX Spectrum) avant de  disparaître à l’arrivée des consoles 32bit et de renaître enfin comme nombre de jeux classiques sur téléphone portable. Il inspirera de nombreux autres jeux d’adresse comme par exemple Super Monkey Ball de Sega.

Flash required

De l’art en bloc

L’auteur Mark Cerny s’inspira très fortement des œuvres du dessinateur néerlandais Maurits Cornelis Escher. Les visuels de ce jeu s’avèrent très proches de ses représentations spatiales (constructions en perspectives isométriques improbables et défiant les lois de la physique) au point de reproduire d’impossibles juxtapositions de blocs à l’aide d’une modélisation 3D avant gardiste. De l’aveu de Mark Cerny, les gravures d’Esher l’ont marqué dès son plus jeune âge et Marble Madness est en quelque sorte un hommage au travail de l’artiste. La meilleure preuve réside dans la ligne d’arrivée du niveau 5  dont la base de l’édifice est au même niveau que son sommet : l’abstraction poussée à son paroxysme par la magie de l’imagerie informatique en quelque sorte.

Une réalisation exemplaire

Techniquement parlant, le jeu lors de sa sortie en salle impressionne les foules. Le titre bénéficie d’une 3d très propre et facile à appréhender. En effet, cette 3D isométriquereprésentation en perspective où la longueur, la hauteur et la profondeur ont la même importance, on parle aussi de vue de 3/4 qui utilise abondamment le raytracingméthode de rendu d'une scène 3D basée sur le fait que les lampes envoient des rayons lumineux ( rays) dans des directions précises qui se réfléchissent ou se réfractent sur les facettes des objets en fonction de la texture appliquée offre un très bon rendu graphique . A cela s’ajoute un lissage par effet d’ antialiasingfonction permettant de lisser les contours et zones de transitions de couleurs d'une image de manière à réduire le crénelage et les effets d'escalier. Appelée aussi anti-crénelage , procurant au visuel une netteté absolue. L’aspect sonore n’est pas en reste puisque Marble Madness est un des premiers jeux d’arcade à bénéficier d’un vrai son stéréo . Les six musiques et les effets sonores ont été composées par Brad Fuller et Hal Canon. Les musiques sont générées en temps réel par la puce sonore Yamaha YM2151 et se synchronise à la progression du jeu.

Un jeu à en perdre la boule

Marble Madness fait partie de cette catégorie de jeu au principe tout simple, sans aucune prétention technique et terriblement court (six niveaux seulement !), mais qui se révèle diaboliquement prenant à l’usage, surtout lorsque l’on y joue à deux !

Dans Marble Madness le joueur prend le contrôle d’une bille (rouge ou bleue) en solo ou à deux. Le but est de rallier la ligne d’arrivée avant la fin du temps imparti. La grande difficulté réside dans la capacité à manœuvrer habilement la bouboule dans les dédales proposés tout en évitant les obstacles ou ennemis divers qui jonchent les décors. Respectant à la lettre les lois de la physique, la sphère devient vite  incontrôlable si l’on ne tient pas suffisamment compte de la gravité (élan, montée, descente,…), c’est là tout l’enjeu de ce diable de programme.

Il n’a l’air de rien, ce Marble Madness, et pourtant on y revient souvent pour y passer des heures et des heures! Son principe très particulier (utilisation des lois de la physique) et inédit à l’époque ,sa simplicité et les cinq petites minutes nécessaires pour boucler chaque parcours en font le jeu idéal pour de petites parties sporadiques, histoire de se détendre un peu…. quoique !!!

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