Kuru Kuru Kururin

déconseillé aux nauséeux …

Fans de simulateur de vol et d’aéronautique, enfilez vos gants d’aviateur. Oubliez Flight simulator 5 et son tableau de bord complet. Oubliez Pilotwings et toutes ses machines volantes. Tirez un trait sur After Burner et son armement anti-aérien. Oubliez Desert strike et la guerre du Golfe. Tout ce qui vous reste, c’est Kuru Kuru Kururin, un OLNI (Objet Ludique Non Identifié), pas vraiment un simulateur de vol, plutôt un jeu de réflexion et d’adresse !

C’est en 2001 que Eighting (8ing) développe ce jeu à concept et que Nintendo l’édite pour Gameboy Advance, pour le lancement de cette nouvelle console portable. Ce petit jeu (pour cette petite console) possède un (petit) scénario : Kururin, oiseau bleu aux talents d’aviateur, est prié par sa mère de retrouver ses frères et sœurs perdus dans tout le pays. Il part à leur recherche à bord de l’Helirin, son fameux hélicoptère un peu spécial…

Je vous ai peut-être un peu abusé en vous parlant de simulation de vol… L’hélicoptère en question que vous allez devoir piloter ressemble à un bâton qui tourne sans s’arrêter. Et quand je vous dis piloter… on ne parle pas d’altitude ici, ni d’atterrissage, encore moins d’équilibre ou de coordonnées. En vue du dessus, vous devez manœuvrer votre bâton volant hélicoptère à travers une série de labyrinthes. Votre engin est fragile, vous ne devez pas toucher les murs. Si ça vous arrive, vous perdez un tiers de votre barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur et aurez trois secondes de pénalité (touchez trois fois les murs et votre vaisseau en forme de néon explose).

Seulement voilà, l’Helirin tourne sans discontinuer sur son axe central, et traverser certains passages devient périlleux. Outre les murs qu’il faut savoir gérer, des obstacles, des obus, des presses hydrauliques peuvent vous obstruer le chemin. Vous pouvez aussi ralentir la rotation de votre hélice ou l’accélérer, un plus indéniable quand on commence à s’énerver après avoir fait le même tableau dix fois de suite… Des ressorts sont disséminés ça et là afin de changer le sens de rotation de votre bâtonnet, cela permet de mieux prendre certains virages et est même indispensable dans certains goulots. Les labyrinthes ont bien entendu une difficulté croissante. On commence par des niveaux d’entrainement (avec le professeur Hare aux explications, aviateur chevronné) et les derniers couloirs, réussite pour le stress et la crispation, vont vous entendre crier de rage (ce jeu est d’ailleurs connu pour être une cause certaine de calvitie)…

Une fois que vous avez terminé un labyrinthe, il est possible de retenter l’expérience afin de battre un record de temps. Votre hélico apparaît en transparence pour le temps précédent, à vous de bien gérer votre timing afin de le dépasser ! Si vous finissez un niveau sans avoir été touché une seule fois, vous gagnez une médaille d’or (qui bien évidemment, comme toutes les médailles, ne sert à rien si ce n’est qu’à vous donner une bonne opinion de vous-même et prouver votre supériorité sur les autres). Vous gagnez aussi des bonus durant vos balades, certains permettent de changer la forme et la couleur de votre hélice. Un mode versus peut vous mettre en concurrence avec un autre joueur ou même quatre autres dans une partie endiablée.

Ce jeu se base sur une idée simple et attractive, c’est une véritable réussite en terme de gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité .... Il est très facile de contrôler l’Helirin, c’est pourquoi ce jeu s’adresse aux petits comme aux grands. Si les labyrinthes deviennent plus complexes au fur et à mesure du jeu, la solution pour passer le niveau n’est pas dure à trouver. Les graphismes sortent tous d’une confiserie spécialisée dans la guimauve, couleurs, personnages mignons, il y a même un monde sur les gâteaux. En parlant des mondes, il y en a onze différents (chacun comportant plusieurs stages) : le monde des gâteaux, le monde des nuages, les caves, le château hanté, les prairies, le monde des glaces, la jungle, le monde des machines, l’océan, le monde des étoiles et le dernier monde. Chacun a des couleurs conforme à son thème, ainsi que des obstacles. Kururin a un physique d’aviateur : mèche au vent, lunettes de pilote et écharpe rose comme l’image romantique des premiers aviateurs (sauf que l’écharpe est rouge…). Lorsqu’on prend le volant (ou le manche), l’Helirin est stylisé, simplifié pour une plus grande compréhension de l’espace.

Flash required

Atsuhiro Motoyama est le compositeur de ce jeu, il a entre autres composé les musiques de Might & Magic II, Bloody Roar, Bloody Roar 2, Kururin Paradise. La partition ici s’accorde bien avec l’esprit du jeu, elle s’adresse aux plus jeunes. Elle correspond avec l’environnement, ainsi elle est inquiétante dans le château hanté, mystérieuse dans les caves, amusante (elle fait penser à un manège) dans le monde des nuages, ethnique (dû aux percussions, notamment le steel drum) dans la jungle, carrée et robotisée dans le monde des machines, éthérée et en écho dans le monde des étoiles … La musique de la carte est propice à une petite balade d’agrément, un bonheur.

Ce jeu au concept simple mais efficace a été suivi de deux suites qui n’ont pas passés les frontières nippones : Kururin Paradise en 2002 toujours sur Gameboy Advance, et Kururin squash ! sur Game Cube en 2004. On peut cependant penser que ce jeu a eu un certain impact et parler même de saga car l’Hélirin apparaît dans les crossoverproduction ou se croisent des personnages de séries ou d'univers différents de Nintendo, la série de Super Smash Bros (Super Smash Bros Brawl et Super Smash Bros Melee).

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