Kid Icarus

l’ascension de l’ange

Kid Icarus est un jeu d’action-plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis sorti en 1986 au Japon sur Famicom (la NES japonaise) et développé par Nintendo. Vous incarnez un ange répondant au nom de Pit. Celui-ci doit sauver le Paradis et la déesse  de la lumière Palutena de la méchante déesse des ténèbres Médusa et de ses sbires qui ont envahis tous les royaumes que vous allez traverser. Mais vous commencez votre quête là où Médusa vous a banni, en Enfer ! Tel Orphée commence alors pour vous une longue ascension vers la lumière.

Le jeu est divisé en quatre mondes : les Enfers, la Terre, les Cieux et enfin le Paradis et le Palais de la lumière. Au dernier niveau de chaque monde une forteresse labyrinthique protège le passage vers le monde suivant, avec un bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon qu’il faut défaire. La dernière forteresse est gardée quant à elle par Médusa elle-même. Le scénario mélange allégrement des aspects de la mythologie grecque et de la religion chrétienne.

Kid Icarus suit trois jeux emblématiques de la NES, Super Mario Bros, The Legend of Zelda et Metroid.  Si ces jeux de la même époque sont cités, c’est parce que Kid Icarus intègre quelques bonnes idées issues de ces classiques : une utilisation de la plate-forme et une division des mondes par niveaux comme dans Super Mario Bros, une optimisation du héros et des possibilités d’achats dans des « boutiques » comme dans The Legend of Zelda, des forteresses  sous forme de labyrinthes et une partie de l’équipe de développement dont le producteur et le compositeur pour Metroid (il va même jusqu’à intégrer les fameux métroids dans le monde des Cieux).

Une grande originalité pour Kid Icarus est la progression verticale dans certains niveaux, on sort littéralement des Enfers et on monte aux Cieux. On ne peut pas faire de demi-tour. D’ailleurs si Pit tombe, il meurt. Tout ange qu’il soit, il ne peut pas voler, à quelques exceptions près : quand il a acheté un bonus « plume » qui le sauve d’une glissade dans l’abîme, et au dernier niveau où Pit a appris à voler.

Pit est armé d’un arc et de flèches. Il peut augmenter les caractéristiques de son arme et de son armure en tuant le plus d’ennemis possibles et en récoltant les cœurs qu’ils laissent derrière eux. Ainsi à chaque fin de niveau le score est décompté et Pit s’améliore s’il passe un certain nombre de points. De nombreuses portes sont disséminées dans les niveaux, certaines donnent accès à des boutiques vendant des bonus assez chers, d’autres sont des lieux d’épreuves que les Dieux font passer à Pit avec des bonus à la clé, d’autres encore sont des nids de monstres et les dernières sont des salles au trésor qu’il faut ouvrir selon un ordre précis pour ne pas tout perdre.

Le dernier niveau change de ton, Pit est équipé des trois trésors de Palutena (la flèche de lumière qui vise loin, le bouclier miroir qui renvoie les attaques et les ailes de Pégase qui le font voler) et le jeu devient un shoot'em upappelé aussi shoot them up, jeu de tir où le joueur dirige un véhicule ou un personnage qui doit détruire un grand nombre d'ennemis à l'aide d'armes de plus en plus puissantes.

Kid Icarus est très difficile, le moindre faux pas et c’est la mort assurée. Cette difficulté en a rebuté plus d’un qui n’ont pas réussi à passer le premier niveau. En effet, la barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur une fois vidée est difficilement remplie et si Pit tombe dans un trou, le jeu reprend au début du niveau. Il faut être un joueur expérimenté pour passer les premiers niveaux. Mais, ce n’est pas impossible ! Les commandes d’ailleurs ne sont pas compliquées, tirer, sauter ou bouger est à la portée de tous !

Les graphismes ont bien vieillis, les couleurs sont criardes et certaines sont carrément laides (Pit quant à lui se colore du rose au vert en passant par le bleu lorsqu’un dieu lui accorde un bonus…). Le fond est uniformément noir, pas de décor. C’est une caractéristique qui malheureusement ne plaide pas en sa faveur de nos jours.

Le bestiaire est assez varié, le comportement de chaque monstre est différent et certains sont retors (mention spéciale aux sorciers qui transforme la tête de Pit en aubergine et l’empêche de combattre) ! Les boss de fin de niveau ne sont pas particulièrement dur à battre, Cerbère garde les Enfers, un gros serpent-dragon garde le Terre et un gros nuage qui apparait puis disparait garde les Cieux.

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Si Kid Icarus apparait sur ce site, c’est en grande partie pour sa musique, une des plus belles sur console 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming. Elle est composée par Hirokazu « Hip » Tanaka, déjà compositeur de Metroid. Le thème « Underworld » des Enfers au début du jeu est une marche épique qui trotte dans la tête pendant des jours. Il symbolise bien le départ plein d’espoir de l’aventure et le héros qui part en guerre. Les thèmes sont d’ailleurs assez guerriers et sont pour la plupart des marches rythmées au son (synthétique) des tambours. Le thème des forteresses est inquiétant et curieusement arabisant. Hirokazu prouve encore une fois qu’il est un des plus grands compositeurs 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming.

Le jeu connait une suite sur Game Boy en 1991 et le personnage de Pit est un combattant de l’arène de Super Smash Brawl. En conséquence, un autre Kid Icarus est attendu sur la console 3DS qui montrera Pit en trois dimensions et en relief. A suivre…

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