Jailbreak

La grande évasion

Ce titre peu connu du grand public convoque mes premiers souvenirs de gamerpersonne passionnée pour les jeux vidéo adolescent alors nourri aux consoles Atari VCS 2600 , CBS Colecovision et tutti quanti.

Découvert au bar de la plage d’une petite station balnéaire normande, ce jeu d’arcade édité par Konami en 1986 m’avait particulièrement marqué, de même que la horde de joueurs pré-pubères occasionnels qui s’adonnaient à la « bête » en se délaissant pour l’occasion de leur maigre argent de poche. La borne ne connut pas un grand succès en France mais le jeu fut quand même porté sur quelques standards de l’époque tels l’Amstrad CPC464, le ZX Spectrum ou bien encore le C64 de Commodore.

En son temps, ce jeu se démarquait de la concurrence sur plusieurs points :

  • Il proposait de très bon bruitages et de nombreuses voix digitalisées , encore rares à cette époque où la synthèse vocale en était encore à ses balbutiements.
  • Son graphisme simple mais efficace et très typé BD, marque de fabrique de la firme dans les années 80 (Track & field ; Circus Charlie, Yi ar kung-fu …) offrait un bon rendu visuel  jusqu’alors impossible à reproduire sur les machines de salon.
  • Le réalisme et la rapidité de l’action le rendait suffisamment trépidant pour vouloir se dépasser et y introduire des dizaines de pièces de 5 francs.

En bref

Le scénario tient sur deux lignes tout au plus comme pour la plupart des grands classiques de l’arcade du début des années 80.

Une évasion spectaculaire ouvre le bal avec une sortie massive de bagnards en mal d’amour et c’est toute la ville (qui ressemble à New York, ville très tendance dans les jeux vidéo de l’époque) qui tremble. Heureusement pour ces honnêtes gens, vous incarnez le super-flic de la situation, en charge de faire respecter l’ordre dans différents lieux publics (le jeu compte cinq niveaux assez variés) à l’aide d’un arsenal impressionnant qui ne déparerait pas dans un bon FPSjeu de tir à la première personne, où l'on voit par les yeux du personnage d’aujourd’hui. Ainsi, notre héros dispose pour sauver la veuve et l’orphelin d’un pistolet, d’un fusil à pompe, d’un fusil d’assaut et de grenades disséminées à dose homéopathique dans le décor.

Jailbreak appartient à la catégorie des run and gungenre de shoot'em up où le joueur contrôle un personnage qui se déplace à pied (dont le titre Berzerk en est le précurseur) et s’inscrit dans la lignée d’un Green beret, grand succès de Konami sorti un an plus tôt. Cependant, il se démarque de ce dernier en proposant un action continue en vue de côté avec une légère perspective permettant au policier de se mouvoir sur l’ensemble de l’écran de jeu.

Cette fausse 3D donne au joueur une impression de liberté très utile afin d’éviter la pluie de balles déversées par les bagnards enragés. Pour les faire taire, il ne fallait compter que sur son seul courage et l’envie d’en découdre à l’aide d’un tir directionnel à huit positions. La grosse expédition punitive pouvait alors commencer…

La maniabilité reste parfaite et le fun est au rendez vous ! Moi j’aime encore et même vingt ans plus tard. Pour les autres joueurs et notamment les plus jeunes, rien n’est moins sûr. En effet, ce jeu  du fait de  sa nature  « arcade » et de la grande difficulté qui en résulte , est a réserver avant tout aux nostalgiques qui comme moi s’éclatent avec leurs premières amours vidéo-ludiques en utilisant le célèbre émulateurprogramme donnant à un ordinateur les caractéristiques d'un autre ordinateur, d'une console de jeu ou d'une borne d'arcade, et donc de s'y substituer Mame avec un X arcade (joystickmanette de jeu vidéo composée d'un manche, présente sur toutes les bornes d'arcade, opposée au joypad ou croix directionnelle utilisé par les consoles de salon. Le joystick permet de contrôler les déplacements à l'écran adapté à tous types de périphériques et à tous types de jeux et simulateurs pour 1 ou 2 joueurs) ou  mieux encore sur une vrai borne classique pour les plus chanceux. En revanche, le jeu est à déconseiller au clavier car non conçu à l’origine pour celui ci , il en devient dès lors complètement injouable.

Graphiquement, le titre a pris un gros coup de vieux, mais force est de constater que la maniabilité et le rythme du jeu compensent cette faiblesse. A noter également que les évadés sont sacrément balèzes pour courir comme ils le font avec un boulet au pied, la magie du dopage certainement…

I have a dream

Un version améliorée en HDHaute définition, format d'une image ayant un nombre important de pixels, donc une meilleure résolution et une meilleure qualité que les images de télévisions cathodiques, un peu mieux scénarisée, toujours avec cette bonne vieille 3D isométriquereprésentation en perspective où la longueur, la largeur et la profondeur ont la même importance, on parle aussi de vue de 3/4 et une nouvelle palette de couleurs pourrait séduire la rétine des joueurs à tendance hardcore gamergros consommateur de jeu vidéo qui finit à 100% le jeu, passe énormément de temps dessus et est expérimenté d’aujourd’hui.

Malgré son âge avancé et son aspect ultra classique, Jailbreak n’en reste pas moins un excellent défouloir au même titre qu’un bon vieux Commando de Capcom.

Allez messieurs les développeurs de Konami, une petite adaptation revue et corrigée sur les consoles portables et nextgendésigne la dernière génération de consoles de jeu, telles que la Xbox 360, la Playstation 3 et la Wii. On ne peut plus les classer comme précédemment par leur architecture interne-8bit, 16bit, 32bit...-car trop différente rendrait ses lettres de noblesses à ce papy, précurseur des « shooters » à hauts degré d’adrénaline.

Share and Enjoy:
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • Netvibes
  • PDF
  • RSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.