Golden axe

le barbare, l’amazone et le nain

Alors que le sable levé par un vent féroce vous fouette les jambes tel un marchand d’esclave, des sauriens sanguinaires se précipitent vers vous avec des intentions meurtrières. Leurs épées pointées vers le ciel en menace aux dieux rayonnent d’une lueur écarlate dévoilant leur sinistre dessein plusieurs fois abouti. Tandis que s’élève un cri guttural, l’adrénaline vous attise, bandant vos muscles, chauffant vos sens, et c’est avec ferveur que vous rentrez dans la bataille, moulinant de votre arme à travers ces bêtes féroces. Dans ce monde impitoyable où le faible survit difficilement, ce n’est pas votre premier combat et votre magie qui vous a aidé plus d’une fois contre vos ennemis déchainera encore sa puissance dévastatrice…

Golden axe est développé en 1989 par Sega pour l’arcade, il connaît plusieurs portagesfait de transporter une application d'une plate-forme à une autre entre autres sur les machines propres à Sega, la Megadrive et la Master System. C’est le premier d’une longue série de jeu ayant pour thème un monde d’heroic fantasygenre littéraire déterminé par l'utilisation de la magie ou du merveilleux dans un milieu médiéval tel que le Seigneur des anneaux ou Conan le barbare. L'utilisation de ce genre s'est généralisée aux autres domaines artistiques, un monde dur et proche de celui de Conan de Robert E Howard. C’est un genre de beat them alltype de jeu vidéo d'action où le joueur progresse en combattant plusieurs ennemis à la fois particulier, un hack and slashlittéralement tailler et trancher. Genre de jeu qui s'apparente au RPG, mais avec une prédominance de l'action par rapport au jeu de rôle. qui peut se jouer à deux.

Dans le royaume de Yuria, Death Adder le maléfique a capturé le Roi et la princesse, et volé le Golden axe, une hache dorée emblème magique du pays. Votre ennemi, non content d’avoir emprisonné la royauté, veut asservir la population. Il a à ses ordres des hordes d’affreux vilains qui ne vivent que de tueries et de pillages, un credo qui n’est pas du goût de tout le monde. Trois héros partent en quête pour les sauver et par la même occasion venger la mort de leur frère/père/mère tués par l’ignoble personnage. Un scénario vraiment neuf en somme ! Bon, si Golden axe ne brille pas par son pitch, il illumine par son univers où sauvagerie et magie se mêlent.

Vous pouvez incarner un de ses trois héros, musclés, huilés et fort peu vêtus. Le premier, Ax Battler (prénom prédestiné !), est un guerrier (je n’ai pas dit barbare) humain au physique de bodybuilder. Il porte un slip et des bottes d’un étonnant bleu électrique que le sang de ses ennemis ne semblent pas atténuer. Il combat avec une épée à deux mains. Ses performances en font un personnage moyennement fort et moyennement rapide, un bon compromis. La seule femme du jeu est une étonnante amazone athlétique et sujette depuis sa création à de nombreux fantasmes de la part de ses fans, j’ai nommé Tyris Flare. Elle aussi ne s’embarrasse pas de vêtements amples et porte simplement (et avec classe) un maillot de bain deux pièces à dominante rouge, ainsi qu’une épée longue. Elle est le personnage le plus rapide, mais aussi le moins fort. Le dernier personnage est un nain à barbe blanche, Gilius Thunderhead. Lui ne montre pas ses pectoraux et porte une tunique verte. Il manie avec force une hache de guerre. Il pallie sa faible vitesse avec une force énorme et une grande allonge.

Mais la force brute n’est pas leur seul atout, ils peuvent compter sur la magie. Celle-ci s’utilise en une fois et demande d’être stockée en unités visibles sur une barre de magie. Des fioles lâchées par certains personnages permettent de recharger cette barre. Gilius contrôle la magie de la foudre et ne peut la déchaîner que jusqu’à un niveau 3. Ax possède la magie de la terre et, en personnage moyen, peut aller jusqu’à un niveau 4. Tyris est la plus puissante en magie, elle peut déchaîner la magie du feu jusqu’au niveau 6. Bien évidemment, plus le niveau est élevé, plus la magie est puissante et destructrice.

Flash required

C’est cinq contrées toutes peuplées de créatures abominables et belliqueuses qu’il va vous falloir traverser tout en scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur horizontal (des steppes, une île tortue, un village, le dos d’un aigle géant et le château final). De petits intermèdes font intervenir pendant le repos de vos personnages des lutins voleurs qui, une fois boxés, laissent tomber leur butin : fioles magiques, rôtis qui remplissent votre barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur. Au menu de votre casse-croute militaire, fantassins, femmes soldats, orcs, hommes-lézard, squelettes, chevaliers, … Chaque genre d’ennemi comporte plusieurs niveaux de puissance, leur couleur détermine leur force (bien entendu, plus on avance dans le jeu, plus ils sont forts). Des bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon sont à défaire à chaque fin de niveau. L’originalité de ce titre est la possibilité d’utiliser une monture combattive. Il y en a trois types : la coquatrice (rose et jaune, des couleurs tendances) qui use de sa queue sur les ennemis et deux dragons de couleurs différentes crachant l’un des flammes et l’autre une boule de feu.

L’univers est proche du jeu de rôle, Advanced Dungeons & Dragons (ADD) ou Warhammer (ne serait-ce que dans le choix du personnage, son genre ou sa race). D’ailleurs, le dessin de la jaquette ressemble à ceux de Frank Frazetta ou Boris Vallejo (vraisemblablement ce dernier), spécialistes du genre. Ce sont des graphismes admirables, des spritesélément graphique d'un jeu en 2D, qui peut être animé et est différent du décor gigantesques, pour ce jeu (on a même droit à une gigantesque tête de dragon qui vient cracher son feu pour la magie ultime). Les couleurs sont légèrement ternes pour les décors, ce qui s’accorde très bien avec le genre. Les commandes des personnages sont simples : une touche de saut, une touche d’attaque et une touche de magie. Appuyer deux fois sur un côté permet une attaque chargée (et permet de varier les coups, pas si nombreux que ça). La zone de jeu possède une profondeur, la prise de vue est en 3/4 haut (tout comme Double Dragon ou Streets of rage).

La musique, un modèle du genre, est de Tohru Nakabayashi, un artiste made in Sega. Il a composé les musiques de Alien syndrome, Thunder blade, Altered beast ou Columns II. Wilderness, musique du premier niveau, a un son métallique, une mélodie guerrière dynamique avec accompagnement aux tambours. C’est le thème le plus connu de Golden axe. Fiend’s path a une couleur plus maussade, mais toujours soutenu aux tambours par un rythme tribal. Une musique plus amusante accompagne les lutins lors des passages bonus, mais sa petite introduction cède la place à une musique plus martiale (après tout, il faut les taper ces petits chapardeurs !). La confrontation contre Death Adder est noire, sournoise et possède des notes plus rapides que les autres thèmes, signifiant le danger, l’urgence. C’est une bande son qui possède quelques thèmes très appréciés. Les bruitages quant à eux sont de bonnes factures et les personnages possèdent des voix digitalisées, la musique d’ailleurs se coupent pour faire entendre la voix (dont le « Aaaargh ! » lors de la mort de personnages).

Le jeu a connu de nombreuses suites, certaines plus valables que d’autres et a lancé un genre où s’engouffreront d’autres éditeurs (Dungeons & Dragons : Tower of Doom entre autres). Récemment, une équipe de fans argentins a rendu un hommage original à cette série en créant un remake au goût du jour, Golden axe myth.

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