God of war

Comment tuer un Dieu ?


Ames sensibles, détournez votre regard ! God of war, sorti sur Playstation 2 par Sony en 2005, n’est pas un jeu à mettre entre les mains des fillettes, ni entre celles des collégiens sous prétexte qu’il traite de mythologie et que c’est au programme scolaire.

Edité par Sony lui-même, c’est un jeu d’action saupoudré d’énigmes et de combats à la sauce gore. On peut même le ranger dans la catégorie beat them alltype de jeu vidéo d'action où le joueur progresse en combattant plusieurs ennemis à la fois, car casser du méchant est son intérêt principal (on retrouve d’ailleurs les mêmes principes dans Devil may cry et Onimusha). Mais God of war ne se limite pas à l’aspect un tantinet bourrin qu’il revêt lors de combats, appuyés par l’apparition d’hectolitres de sang et de techniques pour étriper vos adversaires. C’est aussi un jeu à l’esthétique et à l’atmosphère particulières qui témoignent d’un gros travail de préparation. Des cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse de très bonne qualité parsèment le jeu et font avancer l’histoire de Kratos.

Le jeu commence par le suicide du héros (!) sautant d’une falaise et se poursuit par un immense flashbackprocédé scénaristique qui interrompt le déroulement du récit en faisant intervenir une nouvelle narration qui dévoile une action s'étant déroulée antérieurement qui durera jusqu’à la fin. L’histoire personnelle de Kratos  (le héros) se dévoile au fur et à mesure, par des « flashbacks successifs dans le flashbackprocédé scénaristique qui interrompt le déroulement du récit en faisant intervenir une nouvelle narration qui dévoile une action s'étant déroulée antérieurement principal ». Le scénario est très bien construit, le seul défaut dans celui-ci est son appropriation des mythes et légendes grecs et leur réécriture pour les assimiler à l’histoire.

Kratos le spartiate a mis sa barbarie et sa cruauté au service du Dieu  de la guerre, Arès. Il veut se libérer de son joug, pour des raisons que je ne dévoilerai pas afin de ne pas nuire à l’histoire. Et voilà notre héros sanguinaire parti en quête, écrasant les nombreux ennemis qui se dressent contre lui (satyres, minotaures, guerriers, hydres, squelettes, gorgones, cerbères, ogres, cyclopes, sirènes, harpies, centaures …).

Flash required

C’est avant tout un jeu de combat, Kratos est né pour tuer après tout ! Diverses techniques pour tuer vos adversaires sont possibles : étriper, tordre le cou, pourfendre, faucher, immoler, décapiter, éventrer sont des actions contextuelles définies à l’écran par des icônes représentant le bouton à utiliser. Vous pouvez aussi utiliser des armes qui sont optimisables le long de votre aventure. Afin de les rendre plus puissantes, vous devez récupérer des orbes rouges libérées par la mort de vos ennemis ou trouvées dans des coffres. Ainsi les Lames du chaos, données par Arès, sont deux épées accrochées à des chaines et des techniques supplémentaires dévastatrices sont découvertes avec l’expérience. Les Dieux de l’Olympe eux-mêmes viennent aider Kratos et lui donnent des armes différentes : un tourbillon électrique de la part de Poséidon, le regard de Méduse qui change en pierre de la part d’Aphrodite, la foudre de Zeus, la lame d’Artémis et l’armée des morts d’Hadès. Les coups sont nombreux et Kratos peut faire de puissants combosenchainements de coups exécutés suivant un ordre, une combinaison et un timing précis, d’ailleurs tous les boutons de la manette sont mis à contribution.

Les musiques servent le caractère épique du jeu et sont composées avec brio par toute une équipe (Cris Velasco, Gerard K. Marino, Ron Fish, Winifred Phillips …) qui suit une ligne musicale commune. Ainsi, on retrouve le thème du spartiate dans de nombreuses musiques, les thèmes des combats sont accompagnés par des percussions guerrières et des chants tribaux. De manière générale, la musique ne relâche pas la tension, il n’y a de répit qu’à la fin, dans les thèmes de la boîte de Pandore et du mont Olympe.

Le jeu est devenu une franchise très rentable, avec des suites régulières et attendues.

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