Ghosts’n goblins

une nuit dans un cimetière

Tout a peut-être déjà été écrit sur cette légende de l’arcade, mais sa réédition en 2008 sur la PSP de Sony (en version ultime et en 2,5Deffet qui simule la 3D dans un environnement 2D, créant un effet de profondeur, excusez du peu) nous donne l’occasion de faire un nouveau flashbackprocédé scénaristique qui interrompt le déroulement du récit en faisant intervenir une nouvelle narration qui dévoile une action s'étant déroulée antérieurement sur ce jeu devenu un mythe et adapté sur presque toutes les plateformes de l’époque : de la NES à l’Amiga en passant par les consoles portables. Capcom en est l’heureux développeur.

Cet épisode est le premier d’une saga comportant six opus (sa suite officielle Ghouls’n ghost en arcade , Super Ghosts’n goblins sur Super Nintendo, les deux Maximo en 3D sur Playstation 2 et la réédition sur PSP sus-citée) et a débuté sa carrière en salle d’arcade en l’an de grâce 1985. A cette époque que beaucoup, et j’en fais partie, considère comme l’âge d’or de l’arcade, le jeu s’avère grandiose techniquement (graphisme en 320×240 pixelsplus petite particule composant une image numérique, de forme rectangulaire et de couleur avec une palette de plus de 64 couleurs affichables simultanément, un scrollingdéfilement horizontal ou vertical de l'écran dans un jeu vidéo pour simuler le mouvement du joueur fluide) et innove sur plusieurs autres points : c’est un des premiers jeux de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis / aventure relativement scénarisé (le chevalier Arthur doit sauver sa belle des griffes d’un infâme démon) et disposant d’une véritable mise en scène (une petite animation rappelle le sujet). Pas de scénario à la Moorcok ou Tolkien, cela reste basique mais quoi de plus normal pour un jeu de 1985.

Flash required

Le jeu dispose de beaucoup de niveaux très variés les uns des autres et symbolisés par un plan à chaque début de partie. L’ambiance fantastique-médiévale (heroic fantasygenre littéraire déterminé par l'utilisation de la magie ou du merveilleux dans un milieu médiéval tel que le Seigneur des anneaux ou Conan le barbare. L'utilisation de ce genre s'est généralisée aux autres domaines artistiques) est très détaillée et le bestiaire n’est pas en reste. Le gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... est particulièrement bon, heureusement car Ghosts’n goblins reste l’un des jeux d’arcade les plus durs à terminer de sa génération. La multitude d’armes que notre preux chevalier peut employer va donner le ton pour bien d’autres jeux : Wonder Boy, Rastan, Rygar, Shinobi, Toki

Enfin la musique est envoutante, totalement dans le ton de l’aventure, et change en fonction des niveaux. Il a emprunté le style des préludes de Frédéric Chopin pour l’occasion. Le processeur sonore de la borne arrive a égrener des notes encore synthétiques mais on commence à parler de véritables thèmes musicaux, il n’y a plus de gimmickscellules reconnaissables de quelques notes de musique musicaux comme dans Pac-man.

Les jeux vont pouvoir bénéficier de cet apport non négligeable. La musique est signée par Mark Cooksey, à qui on doit aussi des musiques sur Commodore 64 et, depuis sa disparition, sur d’autres plateformes telles que la Game Boy, le PC ou la Playstation.

Le détail qui tue…

En 1985, rares sont les machines capables de reproduire fidèlement des thèmes ou des partitions musicales dépassant les trois voix. La seule exception pour l’époque est le Comodore 64, grâce à sa puce sonore Sid alors révolutionnaire. Celle-ci est d’ailleurs toujours employée dans le domaine de la musique électronique avec sa réédition dans le synthétiseur Sidstation par les ingénieurs de la firme suédoise Electron. La scène chiptune musicmusique synthétisée en temps réel par la puce d'un ordinateur ou d'une console de jeu, par opposition à la musique enregistrée et retransmise. Cette musique est utilisée aujourd'hui par de nombreux DJs ou 8bit musicstyle de musique électronique inspirée, et généralement réalisée, par les consoles de jeu des années 80 ayant une architecture 8bit. Cette musique reflète les sons d'une technologie souvent considérée comme primitive ou datée, comme la Game Boy ou des synthétiseurs fait maison est particulièrement friande de ces sonorités synthétiques si typées…

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