Final Fantasy X

la quête sacrée

Bienvenue sur Spira, monde vaste à la faune variée et aux populations disparates. Depuis 1000 ans, ce monde doit expier les fautes de ses ancêtres de Zanarkand et Bevelle, deux villes rivales qui se sont affrontées au nom de la technologie. Leur combat a fait apparaître Sin, l’effroyable châtiment, un monstre qui dévaste tout, afin de punir l’homme. Seuls un invokeur et son gardien peuvent le défaire. Pour cela, ils doivent entreprendre un pèlerinage qui ramène une période de tranquillité : la Félicité. Mais la Félicité n’est jamais éternelle car Sin revient…

Premier épisode de la série sur Playstation 2, Final Fantasy X est développé (toujours) par Square et est édité en 2001. RPGRole Playing game, jeu vidéo utilisant les principes du jeu de rôle mythique au Japon, c’est le premier Final Fantasy à connaître une suite directe, appelée Final Fantasy X-2 du fait de la suite numéraire déjà utilisée (chaque épisode existe sans lien apparent avec le précédent, d’où le fait d’accoler un 2 au chiffre romain).

Le héros est Tidus, il vient de Zanarkand. Mais dans le monde d’où il vient, Zanarkand n’a pas été détruite par Sin. Il rencontre Yuna, qui s’apprête à faire son pèlerinage d’invokeur. Tidus est accepté instinctivement par Yuna comme gardien, aux côtés de Wakka, un jeune joueur de blitzball, Lulu, une magicienne, Kimahri, de la race des Ronso (des lions humanoïdes à corne) et Auron, qui vient de la Zanarkand de Tidus. Cette petite troupe est complétée un peu plus tard dans le jeu par Rikku, une Al-Bhed, peuple qui utilise encore les machines. La quête de Yuna et de ses compagnons les amènent à visiter Spira de long en large, à la recherche des plus puissantes invocationspouvoirs permettant de faire apparaître des créatures mythiques ou des divinités pendant un combat, celles-ci aidant le joueur grâce à des capacités spéciales. Caractéristique de la série Final Fantasy entre autres susceptibles de battre Sin.

Ces invocationspouvoirs permettant de faire apparaître des créatures mythiques ou des divinités pendant un combat, celles-ci aidant le joueur grâce à des capacités spéciales. Caractéristique de la série Final Fantasy entre autres sont appelées Aeons (ou chimères), elles font maintenant partie intégrante du combat, et non plus juste une attaque de plus lors d’une cinématiquephase non jouable qui met en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse. A vous de bien les utiliser pendant les combats, car elles remplacent tous les combattants et possèdent une attaque basé sur un élément (si l’ennemi est insensible à cet élément, votre chimère est inutile). Chaque personnage a ses propres attaques et ses propres actions : si Yuna invoque, elle peut aussi utiliser la magie blanche (capable de guérir), Lulu quant à elle contrôle la magie noire destructrice, Rikku est la petite voleuse, … Un système en somme qui reprend les classes des personnages.

La progression des personnages ne se fait plus par niveau, mais à l’aide du « sphérier » : on débloque pour chaque personnage des compétences ou on augmente une caractéristique selon le chemin qu’il prend sur un labyrinthe virtuel, grâce à des sphères laissées sur le champ de bataille par les ennemis battus. Tout à fait unique, ce système a le mérite de laisser une grande liberté au joueur sur l’évolution de ses personnages. Les armes des personnages leur sont propres : à Tidus l’épée, à Wakka la balle, à Lulu la poupée ! Des armes très conventionnelles…

Adieu les jeux de cartes de Final Fantasy VIII et Final Fantasy IX, place au bliztball ! Ce jeu de ballon aquatique est assez fun et permet d’augmenter les limit breakappelées aussi limits, capacités limités dans le temps qui apparaissent pendant un combat lorsqu'un personnage a reçu trop de dommages et qui représentent un débordement de force dû à la colère. de Wakka (On retrouve également les limit breakappelées aussi limits, capacités limités dans le temps qui apparaissent pendant un combat lorsqu'un personnage a reçu trop de dommages et qui représentent un débordement de force dû à la colère., qui  ici sont appelées Overdrive.). Mais ce n’est pas le seul mini-jeu, vous pouvez au gré des envies chasser les papillons, participer à une course de chocobo, apprendre une langue étrangère (le Al-bhed), jouer à un-deux-trois soleil avec des Pampas (les monstres cactus, une autre mascotte), éviter la foudre, capture des monstres, … Bien entendu, chaque sous-quête ou mini-jeu promet des récompenses. Voilà qui décidera les plus cupides ! Mais attention, il faut s’accrocher, certaines quêtes nécessitent une volonté de hardcore gamergros consommateur de jeu vidéo qui finit à 100% le jeu, passe énormément de temps dessus et est expérimenté !

Intégralement en 3D, il n’y a plus de version déformée des héros quand ils se baladent sur la carte du monde. Les combats se font dans une arène aux décors du lieu. C’est le premier jeu estampillé FF à avoir des voix, et à être doublé en anglais. La qualité des cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse atteint des sommets jamais atteints, les personnages paraissent réels jusque dans leurs mouvements. Pour la première fois dans la série, l’inspiration pour le monde de Spyra vient de l’Asie du Sud-Est et non d’Europe (la végétation, le kimono de Yuna, la chimère Yojimbo, Auron qui fait très samouraï, …). On peut aussi souligner l’omniprésence de la religion dans ce jeu. Il y a un côté très christique dans cette quête qui doit se solder par un sacrifice, afin que le monde soit sauvé. Yuna s’occupe aussi des morts, ayant un rôle de prêtre qui guide vers un au-delà paisible. C’est une vision de la religion véhiculée par le gnoticisme.

Flash required

Pas moins de trois compositeurs sont associés pour la musique : l’incontournable Nobuo Uematsu (présents sur tous les précédents opus), Junya Nakano et Masashi Hamauzu, futur compositeur de Final Fantasy XIII et Final Fantasy XIII-2. To Zanarkand est sans doute le plus réussi des morceaux, une mélodie mélancolique, amère et douce qui correspond bien à l’esprit du jeu et lui donne toute son âme. Tidus’ theme est lui aussi assez simple et donne envie de connaître la personne, avenante comme lui. Ce thème est d’ailleurs repris et modifié dans plusieurs villes. Otherworld est une première dans FF, l’irruption du heavy metalforme de musique hard rock, utilisant traditionnellement des guitares électriques au son plus ou moins saturé, ma foi pas désagréable du tout ! Besaid island est agréable et très positif. Song of prayer est un thème repris tout autour de la planète pour représenter la religion, et les chimères. C’est un chant a cappella calme, serein et noble. La chanson pop est remplacée par une ballade, Suteki Da Ne, douce et mélancolique, qui reprend une forme traditionnelle japonaise ainsi que son tempo.

C’est un jeu véritablement soigné, avec une durée de vie conséquente. L’univers est tellement riche et a demandé tellement de travail et d’investissement à l’équipe de développement qu’il n’est guère étonnant de lui avoir attribué une suite. Par contre, ce qui est étonnant c’est d’avoir fait une suite pop colorée avec un système de jeu intégralement différent et une musique Jpopabréviation pour la musique pop japonaise, influencée par la musique occidentale !

C’est sans conteste le plus triste de la série phare de Square Enix, provoquant des sentiments très profonds, notamment dus à la fin douce-amère.

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