Final Fantasy VIII

une romance…

Edité en 1999 sur Playstation, le huitième opus de Final Fantasy est un RPGRole Playing game, jeu vidéo utilisant les principes du jeu de rôle, comme toute la série, développé par Square (devenu depuis Square Enix).

Un jeune étudiant militaire, Squall, se voit confronté à une sorcière qui gouverne tout un état et menace le monde. Il sera aidé par Zell, Quistis, Selfie et Irvine, des étudiants, et surtout Linoa, dont il tombera amoureux. Squall va aussi faire des rêves où il sera un autre homme dans une autre vie, des rêves particulièrement réels… Dans un univers où le fantastique se marie avec la science, tout comme dans Final Fantasy VII, le joueur doit gérer une équipe (guerrier, mage, invocateur), combattre de nombreux ennemis redoutables et résoudre des énigmes en parcourant le vaste monde. C’est bien entendu un résumé très succinct étant donné que le jeu peut être terminé en un minimum de 40 heures d’action, de rebondissement et de romance…

Le jeu bénéficie de graphismes plus fins que ses prédécesseurs, les personnages ne sont pas déformés (ils ont des proportions humaines et non plus manga), et la qualité des cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse, marque de fabrique de Square (société qui développe, aujourd’hui Square Enix), est étonnante. L’introduction, à elle-seule, vaut le détour, quant à la conclusion (si vous finissez le jeu…) elle est longue et fabuleuse. Des minis jeux sont intégrés, dont un jeu de carte assez prenant (et long si on veut posséder toute la collection comme un vrai fan !), on peut d’ailleurs jouer à une version de ce jeu, le FFWorld Triple Triad, téléchargeable sur le site FFworld .

L’intrigue est simple et efficace. Le système de gestion des personnages est encore nouveau, il change à chaque opus, et est intelligent. Il est directement lié aux monstres légendaires (invocationspouvoirs permettant de faire apparaître des créatures mythiques ou des divinités pendant un combat, celles-ci aidant le joueur grâce à des capacités spéciales. Caractéristique de la série Final Fantasy entre autres) appelés G-Forces que le personnage peut invoquer, et aux nombres de points d'expériencesystème utilisé au jeu de rôle permettant de faire évoluer les personnages et leurs compétences grâce à l'expérience. Les points sont reçus généralement à la fin d'un combat ou d'une action déterminante qu’ils acquièrent lors des combats, les faisant évoluer et leur maître aussi par la même occasion. Pour la jouabilité, les personnages répondent très bien, et les commandes sont très simples, en dehors des menus qui nécessitent toujours un didacticielprogramme informatique destiné à l'apprentissage d'un logiciel. Appelé aussi tutoriel, complet, ludique et bien intégré.

Les combats sont soit aléatoires dans le cas de rencontres de monstres sur la carte du monde, soit programmés dans le cas de bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon. Il se déroulent selon l’Active Time Battle (ATB), une jauge qui se remplit pour chaque personnage et qui correspond à son action dans le temps (déjà utilisée dans les précédents Final Fantasy). Les personnages ont une attaque puissante en cas de danger, les limit breaksappelées aussi limits, capacités limités dans le temps qui apparaissent pendant un combat lorsqu'un personnage a reçu trop de dommages et qui représentent un débordement de force dû à la colère., qui évoluent elles aussi au cours du jeu. Elles sont différentes pour chaque personnage, dans leur description et leur utilisation.

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Pour la musique, Nobuo Uematsu est de nouveau au commande. C’est une musique plus mature, plus adulte que ses précédentes compositions. La musique d’ouverture (Liberti Fatali) le démontre à elle seule, inspirée de « Carmina Burana » de Carl Orff et du « Dies irae » de Verdi. Quelques merveilles musicales (Balamb garden, Breezy, Blue fields) reposent les sens, tout en douceur, des compositions d’une grande sensibilité. Le fameux prélude à tous les Final Fantasy est ici  remplacé par une musique plus militaire qui présage des combats futurs (ce sont des étudiants militaires après tout !). Deux valses, un boogie, des références au jazz et deux musiques inspirées du cinéma muet montrent le décalage avec la série et son enrichissement.

C’est un succès pour ce jeu qui doit succéder au cultissime Final Fantasy VII, un défi que Square Enix a relevé avec brio, en sachant s’éloigner de son prédécesseur pour ne pas faire une simple suite.

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