Elite beat agents

les Men in Black du rythme

Quand tout va mal, ils accourent à votre secours, n’écoutant que leur courage, leur commandant en chef… et la musique ! Ce sont les Elite beat Agents, sauveurs des demoiselles en détresse, défenseurs de l’orphelin, sources d’énergie et d’espoir pour l’opprimé, derniers remparts contre la morosité. Pour ces trois agents gouvernementaux d’élite, toutes les missions sont importantes (même celles qui peuvent vous paraître futiles), et ils se lancent sans hésitation dans le sauvetage en y mettant toute leur fougue et leur énergie.

Ce jeu développé par iNiS pour la Nintendo DS est sorti en 2007 en Europe. C’est un jeu de rythme en musique, mais pas de tapis de danse ni de guitare en plastique, ici le jeu ne se déroule ni avec les boutons ni avec la croix directionnelle, mais intégralement au stylet. Mais ne soufflez pas dedans comme dans une flûte ! Il va falloir taper. C’est la version occidentale de Osu ! Tatakae ! Oedan. Dans ce jeu, la musique a un rôle primordial, c’est pourquoi il a été adapté, les standards japonais étant beaucoup moins connus à l’ouest de l’île du soleil levant.

Le but du jeu est donc d’aider des personnes dans le besoin, des personnes qui craquent et réclament de l’aide à corps et à cris. Le cri de secours est capté par le Commander Kahn, chef des agents, dans le quartier général high techhaute technologie ou technologie de pointe. Il sonne alors le début de la mission en lançant un « Agents are go ! » retentissant (tout droit inspiré de la série de marionnettes Thunderbirds). Les agents déboulent alors, ils encouragent et motivent la personne en détresse en dansant (on aide comme on peut !). Apparemment, leur danse permet de motiver les gens dans le besoin (ne cherchez pas à comprendre …). Ils ne l’aident pas directement, mais ne sous-estimez pas le pouvoir de la musique ! Ce jeu original est complètement frappa-dingue et déjanté. Le softwaredésigne le logiciel, la partie programme informatique, les données intangibles par essence. S'oppose à hardware qui définit toute la partie physique du matériel informatique possède une sacrée dose d’humour et un second degré évident, tant dans le concept et les graphismes que dans le scénario et la mécanique du jeu.


Mais concrètement, que faites-vous vous derrière votre écran ? Premièrement, vous vous armez de votre stylet, arme indispensable au bon déroulement des opérations. Et quand la musique se fait entendre et que les agents entrent dans la danse, tapez en rythme ! Ce n’est pas aussi facile que je le laisse sous-entendre… Une certaine précision est requise dans le temps et l’emplacement sur l’écran tactile. Il y a trois actions à suivre possibles :

  • taper dans des cibles numérotées selon leur ordre et en synchronisation avec des cercles concentriques. Ceux-ci rejoignent les cibles, et au moment où ils les atteignent, il faut taper la cible.
  • glisser son stylet en suivant une balle le long d’un couloir (sans le lâcher, ni le perdre). Une flèche en bout de couloir signifie qu’il faut rebrousser chemin toujours sans lâcher la balle.
  • faire tourner une roulette le plus vite possible (cette dernière mécanique de jeu ne donne pas de malus si elle n’est pas faite correctement).

Mais ce n’est pas tout, en haut de l’écran se trouve la jauge élite, une bonne performance est essentielle pour qu’elle reste pleine. Au moindre faux pas, elle descend jusqu’à atteindre zéro et vous perdez alors la mission. Il vous faut enchaîner les bons « pas de danse » pour qu’elle se remplisse. Elle comporte deux parties, l’une rouge, l’autre jaune. Lorsque l’on reste dans la partie jaune à chaque fin d’enchaînement (il y en a trois ou quatre par chanson), la personne en détresse réussit une action. Alors que le joueur est occupé à suivre les indications à l’écran, les agents eux font une chorégraphie façon boys band sans avoir peur du ridicule. Malheureusement, tout occupé que vous êtes à taper sur l’écran tactile (pas trop fort s’il-vous-plaît), il est difficile de voir les animations sur l’écran du haut. Ne vous-en faîtes pas, vous pouvez revoir à la fin de la mission tout ce que vous avez rater dans une vidéo. C’est extrêmement facile d’y jouer (après tout, il suffit de savoir tenir un stylo !), le gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... est enfantin et dynamique. Et surtout, c’est terriblement addictif !

Flash required

Il y a une quinzaine de missions, toutes plus loufoques les unes que les autres, avec autant de chansons différentes. La première mission consiste à aider une babysitter qui aimerait passer un peu plus de temps avec son copain et moins avec les enfants qu’elle doit garder. Question éthique, bof bof, mais il y a pire par la suite… Nos amis aux coupes de cheveux sympathiques doivent aider un « chauffard » de taxi à ne pas perdre son permis, un réalisateur à finir son film, un pseudo-magicien à chasser des bandits du casino, un chien perdu à retrouver son maître, un capitaine à trouver un trésor, une présentatrice météo à faire le beau temps, un piètre ninja à retrouver des plans secrets, deux starlettes à survivre sur une île déserte, un globule blanc à se débarrasser d’un virus, un magnat du pétrole en faillite à retrouver du pétrole, un ancien joueur de baseball à battre un golem de feu… On doit même aider Léonard de Vinci à peindre sa Joconde, sans aucune vraisemblance temporelle ! Une mission par contre rattrape le côté ridicule de certaines, elle consiste à aider une mère et sa fille à surmonter la perte du mari. La dernière mission quant à elle fait confronter les agents à une menace extraterrestre … qui n’aime pas la musique et la craint ! Et c’est sur les Rolling Stones que vous allez finalement sauver le monde !

Le style est résolument axé bande dessinée, plus particulièrement comic books, avec un côté très parodique. L’introduction à chaque mission fait se dévoiler des cases au fur et à mesure selon l’ordre de lecture à grand renfort de bruitages, leur agencement est très dynamique. Elle est accompagnée de batterie jouant un rythme militaire. Puis les agents arrivent sur place, toujours avec des moyens de locomotion différents, dont certains très originaux (voiture, moto, hélicoptère, chariot, sous-marin, montagne russe, jet-pack, buggy, montgolfière, bouée, module miniature, tasse tournante de manège).

Leur look et leur attitude est au carrefour des Men in black, Blues brothers et leur poses sont dignes des super sentaï, des super guerriers japonais en charge de sauver la planète à grand renfort de saut en longueur, saut en hauteur, roulades et autres gymnastiques. Leur fonction d’agents gouvernementaux, leur chef Commander Kahn et tous leurs gadgets rappellent les codes des films de James Bond et des films d’espionnage.

Chaque action réussie donne des points, chaque comboenchainement exécuté suivant un ordre, une combinaison et un timing précis sans faute fait augmenter un multiplicateur. Les points servent pour débloquer trois missions supplémentaires et à augmenter le rang des agents, il y a une douzaine de rangs différents, de jeune recrue à agent légendaire, en passant par maître de la danse ou disco machine.

Il y a quatre modes de difficulté différents : facile, moyen, puis sont débloqués les modes difficile et hard rock, ce dernier voit les agents être remplacés par des pom-poms girls.

Les morceaux, tous des tubes ultra-connus, ne sont pas interprétés par les chanteurs d’origine. Ben oui, c’est cher les droits ! En voici tous les titres :

  • Walkie Talkie Man – Steriogram
  • Makes No Difference – Sum 41
  • Sk8er Boi – Avril Lavigne
  • I Was Born to Love You – Queen
  • Rock This Town – Stray Cats
  • Highway Star – Deep Purple
  • Y.M.C.A. – Village People
  • September – Earth, Wind and Fire
  • Canned Heat – Jamiroquai
  • Material Girl – Madonna
  • La La – Ashlee Simpson
  • You’re the Inspiration – Chicago
  • Let’s Dance – David Bowie
  • The Anthem – Good Charlotte
  • Without a Fight – Hoobastank
  • Jumpin’ Jack Flash – The Rolling Stones

Morceaux bonus :

  • Believe – Cher
  • ABC – Jackson Five
  • Survivor – Destiny’s Child

Ce jeu est un vrai délire. Un des moments les plus drôles est quand les agents arrivent sur leur « piste de danse » sur l’écran du bas pendant que sur l’écran du haut la personne en détresse se lamente et pleurniche. Et soudain, au rythme de la musique, les agents agitent les bras entraînant l’individu dans le besoin à s’agiter aussi ! Désopilant !

Par contre la durée de vie est courte, c’est d’ailleurs assez décevant. Mais pour qui veut finir le jeu dans tous les modes disponibles, débloquer les chansons bonus et les personnages alternatifs, c’est un sacré défi. C’est pourquoi le Commander Kahn dicte la première règle (et la seule) pour parfaire les missions : ne jamais abandonner ! Le jeu possède aussi un mode multijoueurs où quatre équipes peuvent se confronter.

Si ce jeu vous plaît, pour quoi ne pas essayer Osu ! Tatakae ! Oendan qui lui connaît une suite connu sous le doux nom de Moero ! Nekketsu Rhythm Damashii Osu ! Tatakae ! Oendan 2, deux titres où l’on retrouve des artistes de Jpopabréviation pour la musique pop japonaise, influencée par la musique occidentale connus tel que Flow, Porno Graffitti, Hitomi Yaida, Sambomaster, Orange Range, Asian Kung-Fu Generation ou L’Arc-En-Ciel.

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