Ecco the dolphin

le monde d’Ecco

Si le paysage vidéo-ludique en 1992 est vaste et varié, un raz-de-marée arrive sur Sega Megadrive qui s’appelle Ecco. Ecco est un dauphin de la plus belle espèce. Alors qu’il batifole et fait des concours de saut hors de l’eau, il perd tous ses amis lors d’une tempête. Il part donc à leur recherche à travers les océans et doit surmonter les dangers qui le guette. Dans sa quête, il va voyager à travers les mers tempérées, les mers polaires, les ruines d’Atlantis, une mer de la préhistoire et même un vaisseau spatial (?). Ce jeu a été développé par Novotrade International (aujourd’hui Appaloosa Interactive).

Ce jeu original fait figure d’ovni : il est visuellement étonnant avec ses arrières-plans riches et colorés, les animaux marins sont très bien modélisés (même si les poissons tropicaux n’ont pas trop leur place dans le grand Nord) et le travail sur la lumière est minutieux. Ecco the dolphin permet d’incarner un héros peu commun qui évolue dans un milieu relativement serein sans arme ni violence. Ce pacifisme et cette défense de l’écologie  en fît le fer de lance contre les détracteurs du jeu vidéo, qui ne voient qu’un produit abêtissant et violent pour les enfants (le premier public visé).

La maniabilité est excellente, la prise en main est rapide et on savoure vite le fait de nager au fond de la mer. Ecco peut nager plus ou moins vite, sauter hors de l’eau, charger ses ennemis, utiliser son sonar pour parler avec les animaux marins et se repérer dans les grands espaces. Les ennemis rencontrés sont nombreux, ils vont des méduses à la pieuvre en passant par le requin et des créatures plus difficiles à rencontrer de nos jours (je vous laisse les découvrir). Ce n’est pas un simple jeu d’aventure et de recherche, il faut gérer les besoins naturels d’Ecco en tant que mammifère, c’est-à-dire son besoin d’oxygène et de nourriture (de petits poissons feront l’affaire). Deux barres permettent de suivre l’évolution de la santé du dauphin et l’oxygène qu’il lui reste, selon le principe de la barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur.

Flash required

La musique est composée par Spencer Nilsen, qui a réussit à sublimer le jeu avec des mélodies apaisantes au son antithétique des synthétiseurs. Le thème principal est superbe et classe le jeu dans une autre catégorie dès l’introduction. Après la tempête, la musique  fait comprendre au joueur que quelque chose de mystérieux vient de se passer. La plupart des autres compositions montre une certaine mélancolie, accentuée par le côté New Age de la musique.

Des portagesfait de transporter une application d'une plate-forme à une autre de l’original, puis des suites confirmeront la popularité du jeu : Ecco II  les marées du temps, Ecco Jr, Ecco the dolphin defender of the future. Ce dernier, sur Dreamcast et Playstation 2, ouvrait encore sur une autre dimension, la 3D, en gardant toujours l’esprit d’Ecco : sérénité et non-violence.

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