Dr Mario

pas de piqûre, juste des pilules

Si vous êtes fan de la série Urgences, abonné aux hôpitaux, pervers à la recherche du fantasme de l’infirmière ou juste sympathisant avec les blouses blanches, ce jeu vous dévoilera la face cachée du métier de médecin. A l’affût du moindre virus, vous voilà armé de votre pilule, dernier bastion contre la maladie. Sachez taper fort… et au bon endroit !

C’est un docteur au visage connu que ce jeu met en scène : Mario qui a échangé sa tenue de plombier rouge et bleu contre la blouse blanche du médecin. Eh oui ! Il a plusieurs cordes à son arc (ou alors ce métier est moins difficile que ce qu’on en dit…). En 1990, Nintendo développe un jeu vidéo avec Mario en accroche, autant se servir de ses propres créations, surtout quand elle marche bien ! Ce puzzle à succès a commencé sa longue carrière sur la NES,  la Game Boy et en arcade, il a connu de nombreux portagesfait de transporter une application d'une plate-forme à une autre sur pratiquement toutes les consoles de la firme, en version solo ou en compilation.

Le but du jeu est d’éliminer les virus contenus dans un récipient. Vous avez à votre disposition des vitamines (et non des médicaments) unicolores ou bicolores, chaque pilule est en deux parties, chaque partie colorée est à administrer à un virus de la même couleur. Seulement ces virus sont tenaces ! Il faut empiler ou aligner quatre blocs d’une même couleur pour les faire disparaître (en ligne ou en colonne), qu’il y ait un virus ou pas. Chaque nouvelle pilule peut être tournée et orientée dans le flacon. Une fois la fiole décontaminée, le joueur accède au niveau suivant où les virus se font plus nombreux et plus hargneux. Enfin, si l’entrée de la bouteille est obstruée de telle sorte qu’aucune nouvelle pilule ne puisse entrer, le jeu prend fin.

Trois sortes de virus sont à craindre : les rouges à la langue pendue, les jaunes joufflus et peureux, et les bleus à dent unique. Il y a donc six sortes de pilules, qui combinent les trois couleurs : trois unicolores (bleu-bleu, rouge-rouge, jaune-jaune) et trois bicolores (bleu-rouge, rouge-jaune, jaune-bleu). Si les virus sont au nombre de 4 au premier niveau, ils atteignent le nombre de 84 dans les derniers niveaux ! Le jeu possède une quarantaine de niveaux. Armez vous de courage et de patience. Sus aux virus ! Pas de quartier !

Flash required

Mario est visible à l’écran, il nous indique quel sera la prochaine pilule à administrer. L’hardcore gamergros consommateur de jeu vidéo qui finit à 100% le jeu, passe énormément de temps dessus et est expérimenté pourra assouvir son besoin de « high score » en annihilant à grande échelle les virus, car tout est compté, le virus, la chaîne de virus, … Avant de commencer, un écran permet de faire plusieurs choix de paramètres du jeu : le niveau de départ parmi les vingt premiers, la vitesse de descente des vitamines (low, middle et high) et la musique. Le jeu possède un mode multi-joueurs où deux joueurs peuvent s’affronter, chacun devant décontaminer sa fiole avant l’autre. Le vainqueur est celui qui gagne trois parties dans cette compétition acharnée. Mais ce n’est pas tout, suivant le nombre de virus éliminé, l’adversaire reçoit des blocs de couleurs en contrepartie, ce qui pimente le jeu (principe repris dans nombre de jeu de puzzle).

Gunpei Yokoi, le célèbre employé de Nintendo à l’origine des Game & Watch et de la Game Boy, est un des game designer du jeu. On a toujours des graphismes facilement accessibles aux plus jeunes. La version Game Boy, donc en noir et blanc, joue sur le contraste pour différencier les trois couleurs. Le mécanisme du jeu est assez simple, il emprunte au jeu Tetris (comme son système de contraste sur Game Boy), tout en modifiant le concept (entre autre, Tetris n’a pas de fin).

La musique est de Hirokazu Tanaka, le compositeur-arrangeur de la musique de Tetris, Duck Hunt, Kid Icarus, Metroid, titres emblématiques de la firme au plombier. Tout comme son illustre modèle, Dr Mario permet de choisir entre deux musiques (trois chez Tetris). La première, « Chill » (frisson), est propice au défi, elle comprend de nombreux silences et sa mélodie calme laisse place à la réflexion. La seconde est plus fofolle et enlevée, elle porte bien son nom de « fever » (fièvre). Elle pousse le joueur à se dépêcher, par son rythme rapide. L’introduction est une musique stridente (les notes s’approchent des ultra-sons…), mais un thème parvient à faire oublier les premières notes désagréables.

Une figure connue, un jeu sympathique basé sur un modèle archi-joué, un gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... linéaire et qui plaît, sans aucun doute un indispensable dans toute bonne logithèque-ludothèque un tant soit peu rétro. Les versions ultérieures à celles de 1990 ne rajoutent pas grand chose si ce n’est un mode à 4 joueurs simultanément pour Dr Mario 64, une façon saine et hygiénique de battre vos potes en quelque sorte …

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