Devil may cry

Dante, des Enfers au Paradis

Sorti en 2001 sur Playstation 2, Devil may cry, littéralement « les démons peuvent pleurer », est un beat them alltype de jeu vidéo d'action où le joueur progresse en combattant plusieurs ennemis à la fois d’un nouveau genre, comme précédemment Onimusha, et développé par Capcom. Il allie de nombreuses scènes de combat à des passages plus dédiés à la plateforme ou à la résolution de puzzles.

Dante, un chasseur de démons, fils d’une humaine et d’un démon rebelle envers son peuple, reçoit la visite de Trish, une jeune femme tout de cuir vêtue et à la force surhumaine. Celle-ci lui demande de l’aide pour vaincre l’empereur-démon du monde inférieur Mundus qui menace l’humanité, empereur défait par le père même de Dante, Sparda, 2000 ans auparavant. Dante accepte et ils se retrouvent tous deux sur l’île de Mallet, où se sont donnés rendez-vous les démons…

A l’origine prévu pour être un nouvel épisode de Resident evil, le jeu s’éloigne assez vite de la célèbre série de survival horrortype de jeu vidéo où le joueur doit survivre dans un environnement peuplé de morts-vivants ou d'autres créatures surnaturelles. Des éléments scénaristiques, visuels et l'ambiance générale sont empruntés au cinéma d'horreur pour ce qui est de l’ambiance et de la façon de jouer. L’esthétique du jeu est très importante, on a un homme charismatique et au style impeccable exécutant des chorégraphies meurtrières. Les décors sont librement inspirés de l’Europe et plus particulièrement de l’architecture gothique.

Les angles de vue de la caméra sont pré-déterminés et la position choisie accentue les sentiments d’isolement ou de grandeur selon les salles explorées (mais ca rend aussi le jeu plus difficile pour contrôler les déplacements). De nombreuses cinématiquesphases non jouables qui mettent en place les éléments du scénario. Elles sont souvent produites en image de synthèse ponctuent les aventures de Dante, elles introduisent pour la plupart un nouvel ennemi ou un bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon.

Flash required

Le jeu se divise en missions, chacune d’entre elles comporte un objectif à mener à bien afin d’avancer dans l’histoire. Le jeu comporte aussi des missions spéciales qui, si réussies, font gagner des objets à Dante. Il commence le jeu avec ses pistolets, « Ebony & Ivory », et son épée Force Edge. Dante par la suite se procure deux autres armes diaboliques : Alastor l’épée du tonnerre et Ifrit les gants de feu. Tout comme dans God of war, il faut utiliser une monnaie d’échange, ici des orbes rouges laissées  par les ennemis tués ou par des éléments du décor qui sont destructibles, pour apprendre de nouveaux coups. Les coups sont nombreux et ont un certain panache. Dante peut aussi recourir à son ascendance démoniaque, il peut temporairement se transformer en démon et utiliser des attaques plus puissantes, mais une jauge qui diminue avec le temps modère ce pouvoir.

Les orbes rouges servent aussi à acheter à la statue du Dieu du Temps des objets qui donnent des vies supplémentaires, qui augmentent la barre de viebarre représentant l'état de santé du personnage selon son remplissage généralement par de la couleur de Dante ou la jauge du Démon, des étoiles qui réparent son énergie ou qui le rendent invulnérable pendant un laps de temps. A la fin de chaque mission, une lettre est donné au joueur pour sa performance, A, B, C, D et S pour « Stylish », la meilleure des notes. La performance est notée par le temps passé pour la mission, le nombre d’orbes rouges récoltées, les dommages que les ennemis vous ont fait, le nombre de combosenchainement de coups exécuté suivant un ordre, une combinaison et un timing précis sans interruption et le style du combat. Cette appréciation donne une récompense en orbes rouges.

Dante doit son nom à l’écrivain et protagoniste de La Divine Comédie, issu de la littérature italienne du 14ème siècle. Le héros visite l’enfer, le purgatoire et le paradis (dans le jeu vidéo, Dante ne visitera que l’enfer…). Il est guidé par Virgile que l’on retrouve aussi dans Devil may cry.

Let’s rock, baby !

La musique est signée par Masami Ueda (Bayonetta, Okami, Devil May cry 4), Masato Kouda (Monster hunter, Marvel VS Capcom : Clash of Superheroes, Devil may cry 2) et Misao Senbongi (Resident evil, Resident evil 4). Elle alterne des passages où la tension est palpable (surtout dans les titres et les introductions) et extrême (les ajouts de bruits angoissants sont directement hérités de Resident evil), avec des passages complètement rock où la frénésie bat son plein. A ceux-ci s’ajoutent des scènes où le solennel est exacerbé grâce à l’orgue ou grâce à une voix féminine (la statue du Dieu du Temps).

Le jeu a connu trois suites sur Playstation 2 et 3, et une honnête adaptation en animé par le studio Madhouse. Il a complètement renouvelé le genre, il partage avec God of War le haut de l’affiche et chaque opus est attendu par les fans.

Share and Enjoy:
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • email
  • Live
  • Netvibes
  • PDF
  • RSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.