Castlevania

les vampires ont leur franchise

Castlevania est arrivé en 1987 en France, sur Nintendo Entertainment System (NES). Son nom japonais, Akumajo Dracula, signifie le château démoniaque de Dracula, donc ne vous étonnez pas si vous rencontrez des vampires… Si vous êtes une jeune fille apeurée par les craquements de votre parquet la nuit, ne jouez pas à Castlevania ! Vous allez y rencontrer des monstres horribles à l’aspect inhumain, qui hantent les films noir et blanc de la Hammer. D’accord, j’exagère un peu, mais s’il y a une chose de vraiment réussie dans Castlevania, c’est son ambiance. Merci à Konami, la société qui le développe !

C’est un jeu d’action et de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis où le joueur incarne Simon Belmont, un chasseur de vampire émérite venu se mesurer à Dracula dans son château (d’où le nom japonais, ça va vous suivez bien). Vous êtes armé d’un fouet à faire pâlir d’envie Catwoman, celui-ci peut être amélioré. Sur votre chemin, squelettes, zombies, créatures marines et chauve-souris maléfiques vous assaillent. Tout le bestiaire fantastique des films d’horreurs des années 50 est représenté ici. C’est donc six niveaux qui vous attendent, chacun doté d’un affreux bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon.

Les couleurs sont ternes et créent une ambiance glauque appropriée. Les décors sont bien conçus et détaillés pour un jeu 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming. Le jeu connaît quelques ralentissements quand les ennemis sont trop nombreux à l’écran, mais ces quelques désagréments ne suffisent pas à ternir son aura. Simon Belmont peut sauter, jouer de son fouet et utiliser une arme secondaire (hache, couteau, montre à gousset qui arrête le temps). Le jeu est assez difficile dans l’ensemble et il faut persévérer pour atteindre l’antre maléfique de Dracula.

Flash required

Kinuyo Yamashita a composé la musique du premier Castlevania et en a posé les bases musicales. Il est assez rare de trouver une femme compositeur de jeu vidéo pour le souligner. Le premier thème, Vampire killer, est très vif et léger à la fois, il entraîne le joueur tout en suivant l’action à l’écran. Le second thème, Stalker, fait entendre des dissonances, et met légèrement mal à l’aise, encore une fois bien dans l’ambiance ! La musique de combat contre les bossennemi plus puissant que les autres, à battre à la fin d'un niveau ou d'un donjon, Poison mind, ressemble à une toccata classique, elle instille une mélancolie et remet l’action dans son contexte historique, le XVIIème siècle.

Ce jeu connut un très grand nombre de suites, il a envahit presque toutes les consoles et la famille Belmont continue encore de nos jours sa quête sans fin contre Dracula, les vampires étant toujours fortement représentés dans notre paysage vidéo-ludique.

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