Captain Goodnight and the Islands of fear

un héros multi-casquettes

Captain Goodnight and the Islands of Fear est certainement l’un des meilleurs jeux d’action jamais produits sur Apple 2. Il a été développé par la célèbre société Broderbund à qui l’on doit nombre de  titres mémorables. Des tonnes d’appareils à maîtriser (du sous-marin au tank en passant par l’avion), une excellente gestion des possibilités analogiques du joystickmanette de jeu vidéo composée d'un manche, présente sur toutes les bornes d'arcade, opposée au joypad ou croix directionnelle utilisé par les consoles de salon. Le joystick permet de contrôler les déplacements à l'écran, et au bout de votre quête, une bombe ….voici le cocktail détonnant que propose cette aventure.

Il demeure, 25 ans après sa sortie, un excellent jeu de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis/aventure/action sur cette machine, l’un de ceux qui m’a le plus marqué en toute objectivité, faisant fi de ma nostalgie de retrogamer… Ce titre pour l’époque offre des situations très variées avec une mise en scène très efficace tant dans le level designconception de la structure des niveaux d'un jeu, à la fois en terme d'architecture et de mise en application du gameplay. C'est la véritable ossature du jeu que dans les situations proposées. De plus, il offre un véritable challenge pour le joueur averti car sa difficulté s’avère particulièrement élevée.

Un scénario digne d’un bon James Bond

Le jeu consiste à diriger le valeureux capitaine afin de sauver le monde libre de sa proche destruction. Le savant fou (docteur Maybe cela ne s’invente pas !) utilisera toute une multitude de machines (dans tous les écrans de jeu) afin de bloquer votre progression. Il s’agira alors, vous l’avez bien vite compris, de déjouer les innombrables pièges mortels du dangereux docteur, le but final étant de pouvoir atomiser sa machine infernale localisée dans une ile déserte faisant office de base secrète. Le scénario est foutraque en diable et relève à la fois du grand guignol et du n’importe quoi… Ceci étant posé, l’aventure au sens propre, reste quant à elle tout à fait valable et enivrante en raison de la multitude d’exploits à accomplir.

Une prouesse technique

Au même titre qu’un Karatéka ou d’un Prince of Persia, le titre fait montre d’une animation remarquable (notamment celle du capitaine, étonnante de souplesse et de fluidité) lors de sa sortie en 1985.

Le jeu s’apparente à un mix de différents jeux d’arcade au sein d’une aventure épique : notre héros sera amené à traverser un désert en jeep, à utiliser un sous-marin, à naviguer en bateau, à utiliser un hélicoptère, à conduire une jeep, un tank ou bien encore un téléphérique … Il y avait même une phase où l’on prenait les commandes d’un F16 sous forme de shoot'em upappelé aussi shoot them up, jeu de tir où le joueur dirige un véhicule ou un personnage qui doit détruire un grand nombre d'ennemis à l'aide d'armes de plus en plus puissantes.

La qualité graphique du jeu étonne pour se hisser au niveau des meilleures productions de l’époque et le jeu fourmille de détails qui font toute la différence avec (une fois n’est pas coutume) un véritable souci de réalisme. Votre personnage peut donc se mouvoir avec beaucoup d’aisance : courir en faisant feu, ralentir si nécessaire ou s’arrêter comme bon vous semble, au même titre qu’un personnage réel. Autant dire qu’à cette période, ce n’était pas encore monnaie courante !
Ainsi, quand vous pilotez un avion, vous pouvez augmenter la vitesse et tirer des missile sur des cibles au sol. La grande variété de gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... confère au jeu une plus grande efficacité que la plupart de ses contemporains.

En outre, Captain Goodnight offre en dehors de son aspect ludique de premier ordre, des touches d’humour bienvenues. Dans votre périple, lorsque vous détruisez un ennemi quel qu’il soit (radar, avion, robot et autres…) le jeu affiche des commentaires variés en bas de l’écran, une voix off en quelque sorte !!!? Ces différents messages comiques apportent une valeur ajoutée au jeu dont l’ambiance évoque immanquablement une bande dessinée. Sans compter également sur quelques interludes montrant un développement du scénario, en fonction de vos actions effectuées.

Toutefois, le titre n’est pas parfait pour autant et comporte également son lot d’imperfections. Tout d’abord, nous y revenons encore mais la difficulté est très élevée, amenant le capitaine à passer de vie à trépas rapidement suivant les situations auxquelles il s’expose… Le temps limité est une autre particularité de ce jeu qui commence avec un total de 100h et qui offre un décompte d’une minute par seconde en temps réel et pousse le vice jusqu’à vous faire perdre une heure de pénalité par mort, ce qui implique des difficultés supplémentaires dans le déroulement de votre quête.

Une perle de jeu rétro

Jouer à Captain Goodnight avec mon frère et un ami féru de l’Apple II (en l’occurrence le IIc ) nous procurait alors un plaisir inégalé et pendant longtemps ce jeu figura au panthéon de nos meilleurs titres avec Lode Runner, Choplifter, Conan et les Goonies entre autres. S’y replonger aujourd’hui permet de découvrir ou de redécouvrir un des pionniers de l’arcade aventure, un titre dont vous êtes vraiment le héros, deux décennies avant Farcry ou autre Halo tout en 3d et effets pyrotechniques en tous genres…

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