Aladdin

le charme des mille et une nuits

Au pays des jeux vidéo, rares sont les adaptations réussies de film. Le dessin animé de Disney a eu droit à une belle adaptation sur console. Que dis-je ? Deux beaux portagesfait de transporter une application d'une plate-forme à une autre ! Et les sociétés qui les réalisent ne sont pas des moindres : Virgin en 1993 pour la Megadrive et Capcom en 1994 pour la Super Nintendo. Bien sur, Aladdin ne s’arrêtera pas aux deux consoles phare de l’époque et sera adapté sur les consoles portables et les petites sœurs 8 bitarchitecture d'un processeur des années 80, typique d'une époque et du retrogaming.

Reprenant linéairement l’histoire du film, en y rajoutant des passages inexistants (l’une dans une oasis, l’autre dans dans une tombe égyptienne), les deux versions font se balader Aladdin du marché d’Agrabah au palais du Sultan (devenu celui de  Jafar), en passant par les cachots, la caverne aux merveilles, l’intérieur de la lampe,…  Les deux versions utilisent des intermèdes entre chaque niveau, expliquant l’histoire et titrant les stages. Si Aladdin est équipé d’un cimeterre (épée à la lame courbe utilisée par les populations arabes) chez Sega, chez Nintendo il n’est équipé que de pommes qu’il peut jeter sur ses adversaires. Dans les deux versions, il peut aussi se débarrasser de la plupart de ses ennemis en sautant dessus, une constante dans le jeu de plate-formesjeu où le héros évolue en sautant de plate-formes en plate-formes, en évitant les pièges et en combattant des ennemis ! Aladdin saute, se balance, escalade les poteaux. Ses mouvements sont clairs et son animation est originale et conforme au dessin animé.

Des bonus existent dans les deux versions, une roue de la fortune pour Nintendo permettant de gagner des continuesoptions accessibles dans un jeu vidéo après avoir perdu toutes les vies du personnage, permet de continuer le jeu sans repartir du début. Alors que les vies permettent de repartir du même endroit, les continues permettent généralement de repartir du début du niveau, des vies et des pommes ; un jeu de la chance pour Sega permettant de gagner des gemmes, des pommes ou des vies. La version de Sega rajoute aussi un stage bonus mettant en scène Abu, le petit singe, équipé d’un cimeterre et qui doit se protéger de projectiles tombant du ciel et des gardes du Grand Vizir afin de collecter gemmes et vies supplémentaires. Une autre similitude : le moment où Aladdin doit s’enfuir de la Caverne aux Merveilles à dos de tapis volant est repris d’une façon remarquable.

Les deux versions sont très colorées, avec des nuances plus pastels pour la Super Nintendo, respectant la charte graphique du film. Les personnages sont tous présents dans le dessin animé et c’est agréable d’avoir des points de repère (le marchand qui raconte l’histoire chez Disney vend des vies et des continuesoptions accessibles dans un jeu vidéo après avoir perdu toutes les vies du personnage, permet de continuer le jeu sans repartir du début. Alors que les vies permettent de repartir du même endroit, les continues permettent généralement de repartir du début du niveau dans le jeu). Si la version Megadrive semble plus difficile, je ne pense pas avoir préféré une version plutôt qu’une autre.

Flash required

La bande originale des jeux reprend les chansons du film en instrumental, composées par Alan Menken, et arrangées ici. Des compositions originales sont écrites par Donald S. Griffin pour la version Sega et Yuki Iwai pour la version Nintendo. Leurs qualités d’écriture sont indéniables, leurs mélodies respectives s’intègrent parfaitement au sujet du film et ne dénaturent pas l’esprit Disney.

 

 

Voilà deux bonnes adaptations, un jeu agréable destiné à toute la famille pour un dessin animé qui ne l’est pas moins !

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