After Burner

Bruler du kérosène jusqu’à en perdre halène  ! OK, ça ne veut rien dire mais ça sonne bien…

After Burner, une cabine d’exception

After Burner est un shoot'em upappelé aussi shoot them up, jeu de tir où le joueur dirige un véhicule ou un personnage qui doit détruire un grand nombre d'ennemis à l'aide d'armes de plus en plus puissantes développé par Sega-AM2 et édité par Sega, sorti en 1987 sur borne d’arcade. Il fut ensuite porté sur 32X, Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, Commodore 64, DOS, FM Towns, Master System, MSX, NES et ZX Spectrum. Le joueur dirige un avion de chasse dans une vue en pseudo-3D rappelant les jeux de courses de voiture de l’époque (Out Run par exemple). Le but consiste à traverser les niveaux en tuant le plus d’ennemis, en s’aidant du tir automatique de notre chasseur. Hormis se déplacer dans tous les axes possible, on peut augmenter la vitesse de l’avion de chasse, le ralentir ou envoyer des missiles à têtes chercheuses. La franchise After Burner a connue de multiples déclinaisons, les voici dans l’ordre chronologique :

  • After burner
  • After burner 2
  • G-loc (After burner 3 , véritable suite non officielle)
  • After burner Black Falcon (sur PSP uniquement)
  • After burner climax (un remix des 2 premiers  remis au goût du jour)

The story

Pour les néophytes de ce jeu mythique, voici l’histoire plus ou moins approximative et romancée : Vous êtes un ancien pilote de l’armée coulant des jours paisibles à la retraite dans son chalet près d’un lac de montagne. C’est vrai qu’au Vietnam, vous aviez donné de votre personne et que vous y avez aussi perdu votre frère (que vous reverrez à la fin et qui reprendra le fleuron dans  After burner 3). Votre ami Alex  gérant d’un petit aéro-club  de haut-vol vous convie  souvent à essayer ses vieux  coucous sous l’œil hagard des demoiselles en short, prêtes à s’envoyer en l’air pour leur premier baptême… Vous vous exécutiez sans vous faire prier, de manière à en remontrer aux plus jeunes pilotes téméraires et à faire le spectacle. Toutefois, ces grands moments de bonheur ne seront que de courte durée car… un jour, un vieil homme tout de blanc vêtu en costume Armani, avec un œil de verre et s’appuyant sur sa canne pour marcher, vous demande de reprendre du service pour descendre un max de rookies et de vietcongs faisant un meeting d’aviation à quelques lieux de là. Votre sang ne fait alors qu’un tour et le sens du devoir patriotique vous rattrape de nouveau : vous repartez dans les cieux sous la bannière du drapeau américain que vous chérissez tant…

Qu’ajouter de plus à ce fabuleux préambule aussi improbable que totalement inventé par mes soins si ce n’est que ce titre arcade apparaît en plein période Top gun de Tony Scott , film des années  80’s devenu culte où la symbolique et la technologie américaine impressionnaient encore le monde entier, galvanisaient les foules au point de s’en inspirer directement dans les jeux vidéos. C’est pourquoi, aux commandes d’une réplique du nec plus ultra de l’aviation américaine (le F14 Tomcat), les amateurs de sensations fortes et d’adrénaline à haute dose pouvaient se prendre pour le vaillant et téméraire pilote Maverick  alias Tom Cruise. Seul ombre  à ce tableau pourtant idyllique, Kelly Mac Gellis n’était pas présente… mais il ne tenait qu’à vous de trouver la copilote de vos rêves en écumant les différentes salles d’arcades!!!

Une partition musicale entraînante

La bande son d’After Burner est très dynamique et constitué d’une série de morceaux rock FM endiablés très typés 80’s. L’emploi de sons synthétiques issus d’un générateur sonore FM (le même que sur le célèbre synthétiseur japonais DX7 de Yamaha ou encore celui du chipsetensemble de puces, circuit électronique permettant au processeur de travailler avec les autres composants tels que la carte mère, la carte graphique,... sonore de la Megadrive)  explique son timbre métallique et quelque peu nasillard. L’homme qui a composé ces séquences est   Hiroshi Kawaguchi, plus connu sous le nom de Hiroshi Miyauchi ou Hiro, compositeur japonais de jeu vidéo qui a  essentiellement travaillé pour les jeux développés par Sega, dont Out Run et After Burner. Il est également célèbre pour avoir fait partie du S.S.T. Band, groupe officiel de la société Sega formé entre 1988 et 1993 et qui connu un franc succès dans l’archipel.

Flash required

Jouer à After burner et mourir !

After Burner est une expérience à vivre une fois dans sa vie au même titre que n’importe quel moment d’extase dont le souvenir heureux reste a jamais gravé en mémoire. Vous l’avez compris, ce fut un vrai choc  pour moi quand j’ai découvert cette merveille de borne dans la salle d’arcade enfumée du quartier. Au  bout d’une rangée de bornes toutes plus colorées les unes que les autres, une cabine se distingue nettement avec un design d’enfer et accrocheur : un cockpit d’avion de chasse. Je m’approche lentement et là,  face a l’écran, je tombe en pâmoison. Le jeu propose des graphismes à tomber à la renverse, mes yeux n’en reviennent pas ! Une fois entré et installé dans le siège de pilote et sanglé avec le harnais de sécurité, manche à balai en main, une sensation à la fois de puissance et de peur m’étreint… J’appuie sur start et tout commence: action frénétique à l’écran, à vous couper le souffle et à prendre 3G dans le plexus, des missiles dans tous les sens, , un son à crever les tympans , une impression de vitesse fulgurante notamment lors des fameux tonneaux où l’on se retrouve la tête à l’envers (façon de parler), et le cockpit monté sur vérins qui danse la samba et branle (non ce terme n’est pas sale s’il est correctement employé).

En un mot : inoubliable. Car après Space harrier, Hang on et Outrun, les cabines dites Taken (des versions cabines de luxe et qui étaient les plus high techhaute technologie ou technologie de pointe de l’époque) de Sega deviennent rapidement incontournables dans les salles d’arcade de standing. Dès ma découverte d’After Burner   et ayant été impressionné au plus haut point, j’ai immédiatement dépensé mes premiers économies, enchaînant crédit sur crédit . Après ce premier contact, j’ai continué à me ruiner comme tant d’autres compagnons d’infortune en raison d’une difficulté de jeu extrême. Je n’ai dès lors cessé d’y jouer tout au long de l’année. pire encore, cette passion s’est amplifiée  lorsqu’une version simplifiée de la borne fut installé dans le café près de mon lycée. J’avais 15 ans en 87 quand ce titre est sorti et depuis je ne m’en suis pas encore remis…

Gameplay

After Burner vous plaçait aux commandes d’un avion de chasse américain, le fameux Tomcat F-14. Il vous fallait alors parcourir 18 niveaux disposés sous forme d’embranchements multiples correspondant au niveau de difficulté, un principe repris directement d’Outrun sorti un an plus tôt. Niveau arsenal, vous disposiez d’une mitraillette et de missiles télécommandés. A l’écran, le gameplaycaractéristiques d'un jeu qui permettent de l'apprécier. Comprend la maniabilité, la facilité de prise en main, l'architecture du jeu, la jouabilité ... impressionnait par son degré de nervosité et la sensation de vitesse procurée tout au long des niveaux. Le jeu était particulièrement difficile et demandait de bons réflexes ainsi qu’un apprentissage des patternsdéfinit le rythme de l'apparition des ennemis à l'écran et leur comportement selon un schéma précis. Utilisé généralement dans les shoot'em up des ennemis pour atteindre les scores les plus élevés et figurer au panthéon des meilleurs chasseurs de haut vol, mais quel voyage les amis !!!

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